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Lun 10 Mar - 21:04
Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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Rester zen, surtout ne pas s'énerver. Ne pas s'énerver. Finir sa clope, et ne pas s'énerver. Mais c'était compliqué, Seigneur oui ! Le jeune homme poussa un grondement venu du plus profond de sa gorge en regardant par la fenêtre. Il l'avait ouverte malgré la fraîcheur du soir, alors que la nuit était tombée, histoire de se fumer une petite cigarette pour se calmer les nerfs. Non pas que sa journée avait été éreintante, mais si en fait. Il avait eu cours tout d'abord - histoire de bien débuter sa vendredi - avec la classe de Foxy... euh de Cameron. Celle-là alors, quel phénomène elle faisait ! Elle avait passé les deux heures à lui lancer des regards parfois amusés, parfois langoureux juste pour le faire craquer et se consumer à petit feu. Oui elle était belle, oui elle était bien, mais non il avait un minimum d'honneur : on ne couche pas avec les étudiantes ni les étudiants ! C'était un petit peu paradoxal avec son physique, ça c'était certain, mais il se fichait pas mal après tout. Ce qu'on pouvait penser de lui, il se le foutait derrière l'oreille bien gentiment. Tout ce qui comptait pour lui, c'était ses classes, son boulot, sa chambre et sa musique. Et aussi ses sorties avec Mick. Le reste c'était du vent pour lui.

Enfin bref, après ce superbe cours avec la sulfureuse Fox.. Cameron, il avait eu droit à une de ses classes qui n'était faite que de bons élèves, ou presque. Et ça, ça avait été d'un reposant après la tornade brune qu'était l'étudiante qu'il en avait bien profité. Deux heures en plus, des artistes, tous très attentifs à ce qu'il pouvait baver. Ce qu'Hayley pouvait le faire rêver avec ses bonnes réponses et ses petites remarques sur la beauté de Mozart, Bach ou encore les danses de Laban sur lesquelles il s'était un peu attardé afin d'expliquer quelques concepts. Le repos, le bonheur, complètement...

Et après, ça c'était gâté, mais genre pire que dans la matinée. Son dernier cours de la journée, de 16 H 00 à 17 H 00, avec l'étudiant qui le faisait le plus rager intérieurement. Le plus hargneux, le plus teigneux, le plus mignon aussi. Oui Gregory assumait parfaitement de trouver un garçon mignon, surtout lui. De toute manière, tout le monde devait lui courir après à ce p'tit gars, avec sa bouille d'ange efféminé et son corps fin et élancé. Il avait beau âtre physiquement intelligent, il était insupportable, arrogant et insolent avec lui. Il s'était demandé s'il était toujours comme ça ou si c'était uniquement dans son cours, mais bon après tout il en avait rien à foutre. Tout ce qui comptait pour lui, c'était ce petit prétentieux, péteux, qui lui en avait encore fait voir de toutes les couleurs, sans qu'il ne sache pourquoi. Il lui avait rien fait pourtant... Il avait passé l'heure à le rabaisser, à lui reprocher des choses stupides et incongrues, à se fiche de lui et autres petites joyeusetés. Et, bien qu'il soit incroyablement patient avec les jeunes parce qu'il avait été un adolescent con et impatient - il avait fini par le coller deux heures pour le soir-même. Il lui avait préparé un petit devoir sur Le Lac des cygnes, histoire de voir si, derrière sa face d'ange et ses paroles détestables, il avait un cerveau. Quand on l'emmerdait, Gregory était sans pitié, et cette note compterait pour la moitié de sa moyenne de l'année.

Poussant un lourd soupire, il termina sa cigarette avant de jeter le mégot par la fenêtre. Il allait bientôt être l'heure et l'enseignant se demandé si son arrogant d'étudiant allait être à l'heure ou non. Le retard faisait partie de son personne, non ? Il s'assit sur le bureau et patienta en lisant un petit livre sur ses haïkus préférés. Amoureux de la musique et des lettres, le jeune Gregory. Il se perdit dans sa lecture, tant et si bien qu'il ne vit pas le temps passer...





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Mar 11 Mar - 4:00
J'ai envie de jouer, sensei. ♥
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« Deux heures de colle, mon bichon »
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Je hais les cours. Littéralement. Sincèrement. Ils sont si ennuyants, ils ne s’y passent que trop rarement quelque chose d’amusant. Je peux me montrer patient, certes. Mais là, c’est abusé de cette même patience dont je peux faire preuve. J’aurais pensé que ça différait des cours que je prenais chez moi, avec ces imbéciles de professeur particulier. Avant, je m’écrasais devant eux, je les écoutais et ne désobéissais jamais. Quel adorable enfant j’étais ! Il n’y a pas à dire, c’était… Un temps pourris que je suis ravi d’avoir quitté. Ah, je ne remercierais jamais assez mon cher Kazuki, de m’avoir sorti de ce merdier. Ou peut-être aurait-ce été mieux pour moi, de ne jamais le connaître. J’aurais toujours été heureux. Toujours dans mon innocence. Ma naïveté. Je n’aurais connu aucune douleur. La vie parfaite quoi ! Jamais je ne me serais douté des horreurs que ce monde abrite !

Cependant, les choses sont faites. Impossible de revenir en arrière. Je passe une main dans mes cheveux en soupirant, me disant que finalement, je suis incapable de regretter ce passé. J’ai été bien trop heureux aux côtés de cet homme. Il m’a donné tant d’amour – et je le lui ai bien rendu. Je tourne la tête vers une fenêtre et m’arrête devant, observant l’extérieur ; les élèves jouant dans la cour, riant à gorge déployée sans se soucier de quoique ce soit. J’avais été ainsi, moi aussi. Auprès de Kazuki, le monde était merveilleux. Tout était parfait. Et ceci aurait dû durer tout le long de notre vie. Si seulement… Ah, tant de choses étaient arrivées. C’est en soupirant que je me détourne de cette fenêtre pour poursuivre ma route à travers les corridors du pensionnat. Quelle idée avais-je eu là, que de venir ici. Je ne m’y amuse pas.

Voilà un bien grossier mensonge. Je suis si inventif, je sais parfaitement comment me sortir de mon ennui. Un sourire à la fois mauvais et amusé vient poindre sur mes lèvres ; mon jeu favori en ce moment, en cette période de classe, est d’embêter certaines personnes. Comme ce cher professeur que je ne vais pas tarder à rejoindre. Ne vous méprenez pas, je n’y vais pas pour faire les choses sales qui me sont devenues habituelles. J’y vais par pure obligation. Et je sais comme il est difficile de se passer de ma présence. Je plaisante, je plaisante. Quoique. Je me sais aimer dans cet établissement. Bon nombre de personnes se trompent sur mon genre, mais peu m’importe. Ceci fait partit du jeu. Mon apparence est mon premier atout, ainsi que le plus redoutable. Qui croirait qu’une fille aussi fragile et innocente que moi puisse faire du mal ?

Tandis qu’un léger rire s’échappe d’entre mes lèvres, je vois que j’approche de la salle où m’attend mon enseignant. Ah, c’est tellement décevant de savoir que les professeurs peuvent connaitre mon sexe par leurs papiers administratifs. Je ne peux même pas m’amuser avec ça. Mais je reste, malgré tout, très charmant, trop mignon même, alors le jeu est toujours d’actualité. Je me demande si ce Gregory – j’ai oublié son nom de famille – saurait me résister, si je me mettais soudainement à jouer avec lui à ce jeu-ci. C’est à tester, assurément ! J’aime l’embêter, mon sensei. C’est sa faute ! Avoir une telle apparence… C’est enrageant. Ne me demandez pas pourquoi. Ça m’agace, tout simplement. Comme si, lui aussi, avait une apparence dont il ne faille pas se fier. Et que quelqu’un autre que moi ait ce problème-là … Je ne peux m’empêcher de vouloir le pousser à bout !

Ceci dit, je ne sais pas trop bien quoi faire pour y arriver. Alors je me dévoile, durant ses cours. Je ne cherche pas à cacher mon sale caractère. L’être méprisable que je suis. Pour tout vous dire, ça ne me réjouit aucunement d’avoir à faire ça. Surtout lorsque je vois que ça ne marche pas comme je le voudrais. Et, je pense à ces heures de colle comme à une chance inestimable de parvenir à mon but. Je me poste donc devant la porte que je fais coulisser, accrochant mon regard à la silhouette de l’homme qui occupe actuellement mes pensées. Tch, il ne m’a même pas remarqué. Il va me le payer. Je n’autorise pas un livre à me battre. Fidèle à moi-même, je viens me poster devant lui, joignant mes mains dans mon dos et me penchant légèrement en avant, avec ce sourire caractéristique aux lèvres :

« Sensei ~ ! Je suis à l’heure, vous avez vu ! D’habitude, je préfère me laisser désirer mais… Prenez ça comme un cadeau que je vous fais. ♥ »






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Mar 11 Mar - 6:32
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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Plongé comme il l'était dans sa lecture, l'enseignant ne fit pas attention à l'étudiant qui était entré dans sa salle de classe chérie. Il se perdait dans les mots, dans la poésie, dans les images qui envahissaient son esprit. C'était toujours un plaisir pour lui de lire ce genre de texte. Il était un très grand lecteur, et pas uniquement de haïkus. Il aimait également la philosophie, la philosophie zen, la psychologie et la sociologie. Pour lui, sa matière, donc la théorie musicale, ne pouvait pas exister sans d'autres. La danse, le chant, tout ce qui touchait à l'art en général faisait résonance à ce qu'il enseignait avec passion à ses étudiants et il ouvrait très souvent son cours. Et pour pouvoir faire cela, il lui fallait lire, énormément, se renseigner, rester à l'affût des dernières tendances dans différents domaines qui allaient même jusqu'à la physique et la chimie lorsque quelques articles lui tapaient dans l'oeil. Pour lui, l'intelligence ne se mesurait pas à la capacité à retenir les choses mais à celle de rester attentif à tout, curieux. En cela, sans être un vantard, il se considérait comme plus intelligent que la plupart des gens qu'il avait pu croiser tout au long de sa vie. Alors que pourtant, il notait la moindre petite chose dans un carnet afin de ne pas oublier. D'ailleurs, Mick se fichait pas mal de lui et de son cahier noir qu'il s'amusait à décrire comme un Death Note.

Il fut sorti de la mélodie des mots par son étudiant puni qui venait d'arriver, et qui se tenait devant lui avec ce petit sourire faussement angélique mais sardonique dans le fond collé sur sa jolie petite figure. Relevant le nez de ses pages, Gregory plongea un regard assombri dans le sien. Personnellement, ça le gonflait les heures de colle et tout ce tralala scolaire. On n'enseignait pas en punissant. Mais Phoenix était aller beaucoup trop loin durant le cours et il s'était vu obligé de sévir afin d'asseoir un peu plus son autorité sur les autres. Il serra légèrement la mâchoire en fixant l'ingénu face à lui. Il était perturbant et putain d'agaçant avec ce faciès. On lui donnerait le bon Dieu sans concession si on ne le connaissait pas. Mais l'enseignant commençait à en savoir long sur le caractère purement insupportable du jeune homme devant lui et il ne s'y laisserait pas prendre.

Poussant un petit soupire, un sourire amusé éclaira son visage. Il commençait déjà à faire son petit malin, il allait sans doute le regretter. Parce que tout gentil qu'il était, Gregory avait une chose en horreur : qu'on se fiche de lui aussi impunément.

- Je vois ça, c'est très aimable à toi Phoenix. Tiens regardes, ton bureau est préparé.

Il lui montra la table de la rangée du milieu, juste devant le bureau de l'enseignant qui croulait sous des magazines, des revues et son ordinateur ouvert, allumé, qui travaillait sur quelques données. Il y avait placé le devoir préparé avec amour et deux copies vierges, au cas où il n'aurait pas assez avec une. Il était attentionné avec ses étudiants, chéris, pas vrai ? Il se leva et rangea son bouquin dans sa sacoche en cuir rapiécée avant de s'asseoir dans son siège d'enseignant, croisant les bras et fixant le jeune homme sans une once de gentillesse, même s'il ne se montrait pas non plus sadique et méchant. Ça le gonflait d'être ici et ça se sentait clairement. Il se prit un bâton de réglisse qu'il mâchouilla quelques secondes avant d'expliquer au jeune homme les tenants et les aboutissants de l'exercice.

- Le Lac des cygnes, vu en cours il y a deux semaines pour rappel. T'as l'intégralité des deux heures, sachant que si t'as bien écouté, tu peux tout terminer en une heure. La note compte pour la moitié de ta moyenne, donc je te conseille de te mettre au boulot rapidement et sérieusement.

Après ces petites explications, il pianota sur son ordinateur pour commencer à préparer son cours pour les étudiants de musique qu'il aurait demain en option. Il les aimait bien eux aussi, c'était plus détendu, plus cool comme ambiance. Il ne se prenait pas le chou à jouer les grands profs. Il commença à travailler de son côté, toujours attentif à ce que pourrait faire Phoenix. Parce que ce qu'il savait clairement concernant ces deux heures de colle, c'était qu'elles n'allaient pas être de tout repos et qu'il rentrerait se coucher directement après.





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Mar 11 Mar - 20:05
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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Le voilà enfin qu’il daigne lever le nez de son bouquin pour me regarder. Il était temps ! J’ai failli attendre. Et Dieu sait à quel point je déteste qu’on me fasse attendre. Sans véritable raison, ma patience ne se montrera pas. Et pour ce cas-ci, elle n’a pas à montrer le bout de son nez. Pas avec ce professeur. Pas alors que je cherche à l’embêter au possible. Mais c’est un peu énervant de se dire qu’il sait. Oui, il sait qui je suis. Comment je suis. Quel être méprisable il a face à lui. Mais je souris tout de même, parce que moi je sais. Je sais qu’il ne sait pas tout de moi. Et j’en suis bien heureux. J’ai toujours des cartes dans mes manches, il ne faut pas me sous-estimer. Quoiqu’il en soit, en bon élève, j’écoute attentivement ce que mon enseignant a à me dire.

Pendant qu’il me cause, je me redresse et pivote pour voir la fameuse table dont il me parle, ainsi que les papiers posés dessus à mon attention. Adorable professeur. Je lui ferais bien bouffer ces feuilles. Sauf que bon. Ma carrure est bien différente de la sienne, je ne pourrais sans doute rien faire contre lui, si jamais il décidait de. Je n’sais pas. Me frapper, ou autre. Prions pour que ceci n’arrive pas – mais je garde quand même mon objectif premier, à savoir le faire sortir de ses gongs une bonne fois pour toutes. Puis, ce n’est pas comme si j’allais frémir de peur devant lui. Ce genre de chose ne m’atteigne plus. Plus maintenant que je n’ai plus rien à perdre. Tout ce qu’il me reste, c’est ma vie. Ma bouche pour maudire. Mes yeux pour pleurer. Mes mains pour frapper. Griffer. Et mon cœur pour haïr !

Mais même s’il n’a pas du tout la tête de l’emploi, je ne pense pas qu’il va m’agresser d’un seul coup. Pas si je ne l’y pousse pas. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas très envie d’avoir de bleu ou autre sur mon joli visage. Il m’est bien trop précieux. Bon, ces papiers-là, c’est quoi au juste ? Je m’approche de la table et attrape la fiche, survolant son contenu du regard tandis que mon professeur adoré me dévoile en quoi va consister mes heures de colle. Ah, joie. Je hais le Lac des cygnes. Je l’ai étudié, il y a longtemps. C’était à la même époque que Kazuki est entré dans ma vie. Ce qui fait que je m’en souviens encore avec exactitude. Il n’aurait pas pu choisir meilleur sujet pour tester mes capacités et m’emmerder par la même occasion. Je lâche un soupir en reposant la feuille :

« Une heure, hein… Et si je termine en une heure, je pourrais partir ? »

Sans attendre une quelconque réponse de sa part, je m’assis sagement à ma place, commençant à faire la présentation de ma copie avant de me mettre à travailler sérieusement. Je hais travailler. Mais aussi faut-il dire que je hais énormément de chose. Je n’ai pas spécialement envie de partir plus tôt, ou plus tard. Je m’en moque éperdument. Ça ne va pas changer ma vie. Puis, ce n’est pas non plus comme si j’avais quoique ce soit à faire d’autre. Je pourrais sortir, aller boire un verre. Peut-être deux, voire trois. Finir dans le lit d’un parfait inconnu – ce ne serait que le centième sur une longue liste pas prête d’être terminée. Ou alors retourner dans ma chambre, embêter Soraru s’il est là, l’empêcher de jouer à ses jeux vidéo. Ou me joindre à lui. Je pourrais tout aussi bien me suicider comme Odette. Splash ! Dans le lac !

Sans prêter attention à ce qui m’entoure, je suis plongé dans ce devoir à la con. Je le hais, mais pourtant il me fascine, d’une certaine façon. Je hais Odette, pour avoir abandonné Siegfried par ce qu’elle ne pouvait plus être humaine. Cela ne l’empêchait pas de pouvoir rester à ses côtés. Enfin, ce n’est qu’une version parmi d’autre. Celle qui m’a le plus interloqué. Ainsi que celle où les deux amants se suicident ensemble. Moi aussi, j’aurais aimé pouvoir rejoindre mon amant dans l’au-delà. Être avec lui pour l’éternité. Ce serait là mon paradis. Ah la la. Je n’en rate pas une pour penser à lui. Mais comme j’aurais dû m’y attendre, mon cœur ne le supporte pas. Malgré le fait que je ne dise rien, que mon visage reste neutre, je pleure.







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Mer 12 Mar - 6:00
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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L'enseignant lève une seconde les yeux de son travail sous la question de son petit étudiant chéri - arhem... Il le regarde et ne répond pas de suite. Vu le nombre de personne qui lui avait déjà posé ce genre de question, il prit le temps pour le faire mariner. Bon au moins, il semblait bien se mettre au travail. Poussant un léger soupire, il marmonna sa réponse, un stylo coincé entre ses dents alors qu'il commençait à prendre quelques notes pour son prochain cours donc :

- On verra, commence déjà par bosser et si jamais t'as été sage, peut-être qu'on ira boire un café pour la fin de ta colle.

Il reporta son attention sur sa feuille et son ordinateur. Il frappa sur le clavier de l'appareil avec rapidité, la guitare aide à avoir les doigts habiles, le temps de faire quelques recherches. C'était plutôt compliqué à chaque fois de leur préparer un cours de leur niveau, il avait parfois quelques lacunes qu'il s'obligeait à combler le plus rapidement possible, quitte à y passer une grosse partie de la nuit. Mais, ayant été un adolescent turbulent, il voulait éviter de pourrir leurs études juste parce qu'il avait pas écouté en cours avant. Heureusement il s'était rattrapé dans ses études supérieures ! Mais c'était quand même difficile, le programme était assez libre et donc il choisissait les oeuvres qu'il leur faisait étudier en fonction des notions imposées par le ministère de l'éducation. Poussant un petit grognement, il se mit à faire tout un cours sur la dextérité de Beethoven. Pas le chien, hein. Enfin ça lui parait logique en tout cas... Il avait une admiration pour ce qu'il appelait le "trio du classique", à savoir Mozart, Bach et Beethoven. C'était toujours un plaisir pour lui de parler d'eux à ses étudiants. On n'expliquait parfaitement que les choses qui nous passionnaient réellement.

Tout à mon travail, il ne fit pas de suite attention au changement dans le rythme d'écriture de Phoenix. Mais au bout d'un moment, il se rendit compte qu'il n'entendait plus le stylo sur la feuille. Il releva doucement la tête et fronça les sourcils. L'étudiant semblait étrange. Inquiet, l'enseignant se leva et alla devant lui, s'agenouillant de l'autre côté du bureau. Le visage de Phoenix était fermé, inexpressif, comme souvent, mais là il avait bine senti que quelque chose n'allait pas. Voyant quelques larmes pointer dans le marron de ses jolis yeux, Gregory s'inquiéta de plus belle et posa sa main sur l'épaule du jeune homme sans presser. Juste un léger contact afin de lui faire comprendre qu'il n'était pas tout seul. Dans ses moments de doute, c'était le genre de chose qu'il appréciait notamment venant de son meilleur ami ou de ses copines lorsqu'il en avait, ce qui était rare ces temps-ci. Il se racla doucement la gorge et retira sa main aussi doucement qu'il l'avait posé. Il connaissait assez bien Phoenix pour se douter qu'il n'aimait pas qu'on le voit comme cela et encore moins qu'on s'occupe de lui. Ou alors il cachait très bien son besoin d'affection derrière ce caractère de chien.

- Phoenix, tu veux faire une pause ? Boire un coup ?

Malgré le fait qu'il tourne chèvre avec lui, Gregory ne pouvait pas laisser un de ses étudiants se perdre dans la déprime. C'était quelque chose qu'il connaissait bien - il avait d'ailleurs fait bien pire que pleurer pendant une colle - et il savait que ce n'était jamais bon pour le moral - sans blague... - mais pour le physique également. C'était le meilleur moyen de se laisser aller à la bouffe, à la drogue ou tout autre substitut pour oublier un peu le mal-être du moment. L'enseignant se leva et alla prendre une bouteille d'eau sur son bureau qu'il posa sur celui de Phoenix. Il préférait rester distant malgré son coeur un peu serré de voir Phoenix dans cet état. Il ne l'avait pas habitué à cela. Il pouvait très bien jouer la comédie, se moquer de lui ou chercher à faire plus. Parano ? Un petit peu peut-être. Mais il n'était pas le genre de professeur à monnayer les bonnes notes, même si le demandeur était plus qu'à son goût.





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Mer 12 Mar - 8:31
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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Qui aurait pu penser que son simple souvenir pouvait me faire autant souffrir. Il n’y a que dans ces instants-là que je me dis que. Ma vie sans lui aurait peut-être été bien morne et sans intérêt. Mais elle se serait faite sans douleur. J’aurais vécu dans l’insouciance. Tout m’aurait paru merveilleux. Tout aurait été parfait. Je ne peux m’empêcher de me haïr à penser cela. A mes larmes de tristesse se rajoutent celles de rage. De frustration. D’amertume. Un jour peut-être, j’arriverais à ne plus penser à lui. Ou, en tout cas, à ne pas me mettre à pleurer lorsque j’évoque son sujet dans mes pensées. C’est un spectacle affligeant, j’en ai parfaitement conscience. Que voulez-vous que ceci me fasse ? Comme si ça pouvait me préoccuper. Puis, il n’y a que lui, ici. Juste ce professeur que je suis censé faire tourner en bourrique. Quel idiot je fais.

Je pense être habitué à présent. De me montrer si pathétique devant autrui, sans qu’ils n’y comprennent quoique ce soit. Comment pourraient-ils comprendre, en même temps ? Savent-ils seulement ce que cela fait, de perdre la personne qui nous est le plus cher ? Se faire arracher cette personne, juste sous nos yeux ? Qu’elle s’éteigne dans nos bras, et que ses derniers mots nous hantent à tout jamais, et nous rendent finalement incapable de trouver le bonheur ailleurs ? C’est tellement ridicule que j’en ai presque envie de rire. Mais non. Mon visage n’exprime rien. Tout ce qui me tourmente reste intérieur. Cette tempête qui se déchaîne en moi, elle ne se voit pas. Pas à l’œil nu. C’est avec le cœur qu’on voit les blessures de l’âme. Pour mon cas, ce sont déjà des cicatrices. Impossible de me les faire oublier. Ou de les soigner. C’est trop tard.

Je sursaute légèrement lorsqu’une main se pose sur mon épaule. Un geste agréable. Amical. Réconfortant et apaisant. Doux, comme Kazuki l’était. Doucement, je lève la tête vers l’homme qui se tient accroupi devant ma table. Je ne l’avais même pas remarqué. Les perles qui stagnaient aux coins de mes yeux finissent par lâcher prise. Et elles roulent sur ma peau. Les premières sont rapides, finissant leur chemin sur mon menton, se rejoignant, avant de ne former qu’une seule et même goutte puis tomber silencieusement sur ma feuille de papier. Je voudrais éclater en sanglot. Me blottir dans ses bras. Crier toute ma rage et ma détresse. Exprimer ma tristesse et la faire s’envoler. Il y a des tas de choses que je voudrais faire, en cet instant précis. Mais il n’y en a aucune que je m’autorise à faire. Alors je reste immobile à fixer l’enseignant de mes yeux humides.

« Phœnix, tu veux faire une pause ? Boire un coup ?
- … Désolé, sensei. J’ai sali ma copie. J’avais pourtant bien démarré… »

Je baisse les yeux, me sentant soudainement très stupide. Qu’est-ce que c’était que ça ? Ai-je vraiment prononcé ces paroles ? Le moi actuel n’aurait jamais dit ça. J’aurais dû lui lancer une pique, lui faire croire que je ne faisais que la comédie, ou bien utiliser mes larmes pour arriver à mes fins. N’importe quoi ! Mais pas… ça. C’est comme si je cherchais à ne pas lui montrer mes faiblesses. Pourtant, elles sont bien visibles, coulant le long de mes joues et donnant un tout nouvel éclat à mon regard. Un sinistre et malheureux éclat. L’amour perdu qui déchire mon cœur. Mes yeux baissés, je remarque que je tremble légèrement ; mes doigts ont du mal à tenir mon stylo. Finalement, j’abandonne et le lâche sur ma table. Je ne peux plus écrire, dans l’immédiat. Moi qui comptait finir cette stupide journée bien tranquillement. C’est totalement raté !

Je n’ai même pas envie de sécher mes larmes. Je me sens las, bien plus qu’à l’habituel. Toute motivation semble avoir quitté mon corps. Je laisse simplement l’eau s’écouler de mes yeux dans le plus grands des silences. Vous me voyez, moi, me mettre à couiner comme une gamine de cinq ans qui s’est écorchée le genou en tombant stupidement ? Non. Je préfère bien plus présenter les nuages qui cachent les rayons du soleil à mon pauvre petit cœur meurtrit. Je refuse la pitié. Je vous la ferais bouffer, si vous m’en montriez. Un simple soupir s’échappe d’entre mes lèvres légèrement tremblotantes. Mes yeux se posent sur l’objet posé sur ma table. De l’eau ? Je n’ai pas spécialement soif. Ma gorge est légèrement irrité mais… Pourquoi pas. Je tends la main pour m’en emparer puis, après avoir retiré le bouchon, la porte à mes lèvres. Puis la recule.

« Si je bois… Mes pleurs vont redoubler. Et personne ne veut ça, pas vrai ? » Mon ton, bas, laisse entendre le trouble qui m’habite.






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Mer 12 Mar - 10:23
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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L'image d'une certaine jeune femme, très importante dans l'adolescence de Gregory, refit surface en voyant le visage trempé de larmes de Phoenix. Se battait en lui un paradoxe dérangeant. D'un côté, il aurait bien fui la situation. Comprenez par ici qu'il se serait rassit sans autre forme de procès, sans porter plus d'attention à son étudiant, en le laissant se vider de toutes les larmes que pouvait contenir son frêle corps. Comme elle, il pouvait très bine se jouer de lui par ses larmes en lui demandant par la suite, via sa bonté d'âme, des choses qu'il aurait parfaitement refusé en temps normal. Sa gorge se serra douloureusement lorsqu'elle effleura son esprit, cette vanité, cette ingénue, cette diablesse qui avait fait virer sa vie de normale à cauchemardesque. Elle avait rendu son existence infernale, elle l'avait fait chavirer, l'avait presque mené aux portes qui ne s'ouvraient qu'une fois dans l'existence d'une personne et qu'on ne franchissait que dans un sens. Mais d'un autre côté, le coeur peut-être un peu trop sensible de l'enseignant lui hurlait que s'il laissait ce jeune homme dans un tel désarrois, non seulement il s'en voudrait beaucoup mais en plus il ne mériterait pas mieux que cette tornade qui avait mis le souk dans sa vie. Et ce fut ces arguments qui primèrent lorsqu'il revint vers Phoenix en s'asseyant sur le bureau juste à côté du sien, les pieds sur la chaise.

Il mit quelques secondes avant de prendre la parole, avant de trouver les bons mots. Parce que même s'il ne supportait pas de ne pas venir en aide à quelqu'un dans la détresse, il était toujours aussi nul, même avec les années qui étaient passées, pour trouver la parole qui ferait revenir le sourire de la personne déprimée. Gregory avait toujours été comparé à un ours par son meilleur ami, un ours avec un coeur un peu trop fondant, comme du miel. Il avait déjà subit les affronts d'une destructrice qui s'était servi de ses sentiments sans vergogne, d'où sa crainte que cela ne recommence, sa réserve et sa distance, notamment avec les étudiants. Mais bon, ses petites promesses ne tenaient qu'un temps en général. Dès qu'il voyait un étudiant dans le besoin, il accourait pour l'aider, de manière plus ou moins fine selon la personne. Il poussa un léger soupire avant de le regarder et de sourire en voyant l'état de la copie.

- T'en fais pas pour ta copie, je sais lire le "mouillé", j'ai l'habitude.

Encore une compétence acquise auprès de son ancienne compagne, qui lui avait écrit des milliers de lettres d'amour trempées de ses larmes. Également un très bon moyen de le faire chavirer : les lettres d'amour et le romantisme, ça marchait sur tout le monde, même les plus machos.

- Et si tu bois pas, tu vas finir desséché comme un abricot sec. C'est très mauvais pour le teint.

Un nouveau petit sourire qui se voulait rassurant éclaira le visage du jeune enseignant. Il était nul pour trouver les mots, donc autant dire des trucs un peu marrants, ça aidait toujours à se détendre. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir con. Juste un petit peu. Phoenix avait certes un caractère de merde, c'était un fait, mais il semblait cacher une grande détresse qui touchait le professeur et qui lui donnait encore plus de ne pas le punir mais de le venir en aide au contraire. Il doutait cependant que le jeune le laisse faire mais peu lui importait. S'il ne souhaitait pas avoir un peu de soutient, Gregory le lui fournirait quand même, de manière plus discrète et détournée.

Il se racla doucement la gorge en reprenant un peu son sérieux. C'était bien beau de dire des trucs pour le faire rire un petit peu, mais il ne fallait pas perde de vue le véritable sujet de cet arrête soudain dans la punition : le mal-être de l'étudiant. Le visage du professeur se referma légèrement. Il se fit grave et sa voix plus profonde que le ton léger qu'il employait bien souvent lorsqu'il plaisantait ou qu'il voulait attirer un sourire.

- Phoenix je vais pas me mêler de ta vie, ça ne me regarde pas, surtout si tu veux pas en parler. Mais te mets pas dans ces états gamin, t'as toute la vie devant toi. Elle est belle, crois-moi. Si jamais tu as besoin de quelque chose, tu peux m'envoyer un mail ou même venir dans la salle des profs en journée pour me voir. Ok ?

Il le gratifia d'un petit clin d'oeil amical, se détendant de nouveau en achevant sa tirade. Ce n'était pas une invitation, ni une proposition indécente comme cela aurait pu l'être avec certains de ses collègues. Il était juste un enseignant qui se souciait des états d'âme de ses étudiants, c'était tout.





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Mar 18 Mar - 2:46
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« Deux heures de colle, mon bichon »
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Il était là, assis sur la table adjacente à la mienne. Mais je ne le voyais pas. Il m’était invisible. Et pas seulement parce que mes yeux étaient emplis de larmes et que par conséquent ma vue était plus que brouillée. Je n’avais pas envie de savoir que quelqu’un se tenait près de moi. Que quelqu’un, une fois de plus, voyait mes tourments. Ma tristesse m’échappait. Ma douleur aussi. Elle me déchirait de toute part. Mes cicatrices me brûlaient. Tant celles de mon âme, que celles de mon corps. Je mourrais d’envie de me griffer jusqu’au sang, celle qui trônait dans le bas de mon dos. Pour moi, synonyme de ce funeste jour. Jour où tout est devenu fade à mes yeux. Jour où j’ai enterré mon bon moi. Ma vraie personnalité. La belle et resplendissante. Pour laisser place à… cette chose que je suis devenu. Cette espèce de monstre.

Bien que je puisse faire quelque chose pour sa présence, sa silhouette devenue invisible à mes sens, je ne pouvais pas effacer sa voix. Alors je l’entendis. Ses mots atteignirent mes oreilles. Et j’aurais presque pu en sourire. Si les larmes qui ne cessaient de rouler sur ma peau ne représentaient pas là mon état constant. Eh bien oui. On ne dirait pas ainsi, mais je ressens toujours cette douleur déchirante en mon sein. Cette haine dévorante. Cette tristesse abyssale. Oui, j’ai plongé. Bas. Très bas. Et je n’arrive plus à remonter à la surface. Mais pour quelle raison le ferais-je ? Sans Kazuki à mes côtés, il n’y a plus rien qui m’attend. Je ne crois plus en rien. Je ne pense pas que le monde ait quoique ce soit à m’offrir. Le cruel destin m’a repris ce qu’il m’avait donné. Aujourd’hui, plus rien n’a d’importance. Oui. Plus rien.

Cependant, je continue de vivre. Car ce fut son dernier souhait. Et je ne peux pas bafouer ceci. Bien qu’il appartienne désormais au passé, à chaque seconde qui passe, c’est uniquement à lui que je pense. Et je ne pourrais jamais oublier ses dernières paroles. Je ne peux certes plus sourire, mais s’il y a bien une chose que je peux encore faire, pour lui, c’est vivre. J’ai la gorge irritée, à force de contenir mes pleurs. J’attrape donc la bouteille, si gentiment amenée là à mon attention, et me décide enfin à boire. Simplement quelques petites gorgées. Et je la repose, puis tourne mon regard vers ce professeur qui, malgré le fait que nous soyons en pleine punition, me parle avec douceur. Il prend en compte mon état actuel. Absolument pas adéquat pour travailler. Il est attentionné. Et quelque part, ça m’énerve. Autant que ça me réchauffe le cœur.

La vie est belle, hein ? Oh, oui. Elle l’était. Et tout au fond de moi, je souhaite qu’elle le redevienne. Je n’ai jamais voulu tourner comme ça. Mais je ne peux pas dire non plus que mon entourage m’est laissé le choix. Il n’avait rien d’aimant. J’étais seul. Livré à moi-même. Tout ça à cause de cette fichue apparence qu’est la mienne. Ma mère ne veut plus rien avoir à faire avec moi. Mon père n’a jamais réussi à poser les yeux sur moi. J’avais un fiancé, aussi. Bien que je n’ai jamais été d’accord avec ça. Mais je ne l’ai plus revu, depuis. Alors j’étais seul. Je me suis débrouillé. Et j’ai fini comme ça. Mais très sincèrement, je n’ai jamais voulu de tout ça. Je ferme les yeux, soupirant. Désespoir. Et je me questionne. Est-ce que je veux de l’aide ? Je n’en ai jamais eu, jusque-là.

« J’aurais dû vous hurler dessus. Vous dire de vous occuper de vos affaires. Que ma vie ne vous regarde pas. Et j’en passe. J’aurais dû crier jusqu’à en perdre la voix. Essayer de vous frapper. Envoyer valser les chaises dans la salle. Et finalement partir. »

Oui, c’est ainsi que j’aurais réagi, en temps normal. Mais je me sens trop las pour bouger de ma place. Trop fatigué pour faire tout ce que je viens de lui énumérer. Et trop stupide pour réagir normalement. Si on peut appeler ça une réaction normale. Avec mon tempérament actuel, peut-être bien. C’est certain. Qui me connait un tant soit peu aurait été d’accord avec ce que je viens de dire. Mais il aurait également su que, de par le ton bas, presque secret et intime, que j’ai utilisé pour dire tout ceci, que je ne le ferais pas. Et que j’ai mes propres raisons. Je les garderais sans doute pour moi. Ou peut-être en ferais-je part. Pour la énième fois, je pousse un soupir, tandis que je passe mes mains dans mes longs cheveux. Je les dégage de devant mon visage. J’ai terriblement chaud. Et froid à la fois.

« … Mais, je n’en ferais rien. Je crois que c’est parce que je vous aime bien. Peut-être. »






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Mar 18 Mar - 7:10
Re: Deux heures de colle, mon bichon [Phoenix] || TERMINE
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Il aurait dû... Ça, Gregory s'en serait douté sans même que le jeune étudiant ne le lui dise. Après tout, c'était étrange qu'il soit si calme, qu'il ne l'ai toujours pas envoyé paître en lui hurlant qu'il n'était qu'un con. Il avait été habitué aux paroles acides de cet excentrique aux yeux de biches qui aimait plus que tout au monde le faire tourner chèvre. D'ailleurs, il ne se doutait absolument pas qu'une fois la punition terminée, trois jours après, pendant leur prochain cours, il serait redevenu tout aussi cassant et incontrôlable qu'auparavant. Mais ce qui comptait actuellement, c'était qu'il se sentait mal, qu'il pleurait et qu'il n'avait pas pris la peine de partir afin de ne plus voir sa gueule. C'était que dans le fond, comme enseignant, il était pas si mauvais, sinon le jeune homme aurait déjà claqué la porte en criant qu'il avait pas à se mêler de son existence.

Le coeur légèrement serré, Gregory fixait son vis-à-vis en tentant de ne pas trop montrer la peine qu'il ressentait. Il semblait si fragile d'un coup. Les muscles du professeur se tendaient légèrement. Il avait une furieuse envie de juste le prendre dans ses bras. Glisser sa main dans ses longs cheveux qui paraissaient si doux et le rassurer, lui dire qu'il pouvait compter sur lui, qu'il n'était pas seul et qu'il n'avait rien à craindre. Au risque de se prendre une gifle en pleine figure qui pourrait bine lui casser le nez. Enfin bon il avait déjà eu le nez cassé, si c'était pour aider quelqu'un, alors ça en valait un petit peu la peine, non ? Mais ce qui l'empêchait de faire ça, c'était surtout son honneur. Oui, il en avait, de l'honneur. Il s'était juré de ne jamais abuser d'un étudiant, fille ou garçon, et même si là c'était pour le consoler, la situation pouvait très bien déraper sur un terrain beaucoup trop glissant pour lui. Car même si Phoenix était mal, qu'il avait besoin de soutient, Gregory le connaissait : il avait un caractère changeant et même malheureux, il pourrait très bien tenter quelque chose, entraîné par son désespoir. Et ce que le professeur désirait le moins, c'était de profiter ainsi de la faiblesse de quelqu'un. Car malgré sa volonté, le jeune homme était beau. Très beau.

À son annonce, il sourit légèrement et croisa les jambes pour se donner un peu contenance. Des paroles pareilles venant de Phoenix, c'était de l'eau fraîche en plein désert. Il aurait bien porté sa main sur son front pour en ébouriffer quelques mèches avec douceur mais il se retint à contre-coeur.

- Je prends ça pour un très beau compliment venant de ta part. Mis n'oublie pas, si jamais tu veux de l'aide, tu peux venir sans problème. Et pour ta copie...

Il se pencha en avant et la prit. Il y jeta un coup d'oeil. Phoenix était doué, s'il se donnait la peine d'étudier un petit peu, il pourrait devenir un des meilleurs élèves de sa classe. Mais cela semblait à mille lieux de ses préoccupations. Il préférait s'amuser et envoyer paître les gens par pur plaisir que de s'occuper sérieusement de construire son avenir. Comme s'il ne se voyait avec aucun avenir décent. En tant que professeur, Gregory ne pouvait pas se permettre de laisser faire une chose pareille. Il ne voulait pas qu'un de ses étudiants laisse tomber sa vie et tout ce qu'il pourrait potentiellement faire sans se battre un minimum. Et Phoenix lui donnait l'impression d'avoir abandonné la lutte. Il reposa doucement la copie sur le bureau et le fixa, les bras croisé, en pleine réflexion. S'il le laissait partir de suite, il pourrait abuser de la situation et lui refaire le coup la prochaine fois. Il était décidément trop manipulable. Mais là, la détresse de son étudiant semblait réelle. Il poussa un léger soupire et se frotta le front, sentant venir l'énorme connerie. Mais les larmes avaient toujours eu le don de le faire complètement craquer...

- Et pour ta copie, oublie. Je garde ça, mais là t'es pas en état de continuer la punition. Tu peux partir. On se voit au prochain cours, et essaie de relire ton cours, c'est un petit conseil.

Ou une manière de lui dire qu'il ne comptait pas l'oublier malgré cela. Légèrement penaud de devoir le laisser partir dans cet état, il retourna à son bureau et regarda par la fenêtre. La nuit était tombée sur le campus et il faisait très mauvais et sans doute froid. La pluie battait violemment la ville. Le visage de son ancienne compagne effleura l'esprit et il en grogna. Il avait l'impression de revenir à cette époque, où il lui laissait tout passer simplement parce qu'elle pleurait et qu'elle lui promettait de ne plus recommencer ses bêtises. Lui aussi avait ses propres démons, et visiblement ils n'étaient pas prêts à le lâcher de si tôt. Il n'aimait pas être si manipulable mais pourtant, il l'avait toujours été. Même son meilleur ami le lui disait, et sans détour. C'était beau l'amitié... Enfin bon. Gregory était certain que l'étudiant allait prendre goût à cette petite fissure dans sa carapace blindée d'enseignant.





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Mar 18 Mar - 9:02
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Mais qu’est-ce que je fiche, moi, sérieusement ? Pourquoi est-ce que je lui dis ça ? De but en blanc, en plus. Et sincèrement, en plus ! Je. Je suis un idiot ou quoi ?! Pourquoi est-ce que j’agis aussi calmement ? Pourquoi est-ce que je montre aussi peu d’émotion ? Où est passée ma colère ? Je devrais relâcher toute cette frustration sur lui, comme à mon habitude. Je devrais faire tout ce que j’ai énuméré. Pourquoi je ne me sens pas l’âme de le faire ? Non, ce n’est pas parce que je l’apprécie. Je ne peux plus apprécier quiconque suffisamment pour ne pas avoir envie, un jour, de l’étriper. Je sais pertinemment que d’ici notre prochain cours, je redeviendrais le Phœnix qu’il a toujours connu. Je lui lancerais des boulettes de papiers. Je lui dirais toutes les conneries qui me passeront par la tête. Je devrais …!

Intérieurement, je soupire, longuement. Je me maudis. Moi et ma stupidité. Je n’ai juste pas envie de décharger ma pseudo-colère à deux balles. Sur le premier venu, qui plus est. Je n’ai qu’à y voir là, l’un de mes nombreux sauts d’humeurs. Et le tour est joué. Je suis toujours aussi imprévisible. Voilà tout. Voilà qui règle un de mes tourments du moment. Un des rares capable de se dissoudre en si peu de temps. Après avoir joué un moment avec mes mèches, je les lâche enfin. Tout en grognant un peu parce que je n’ai pas pensé à prendre un élastique avec moi. J’aurais dû. J’ai chaud. Et mes cheveux sont trop longs. Ils me donnent d’autant plus chaud. Je devrais penser à les couper, un de ces jours. Mais je ne me sens pas de les raccourcir. Après tout, Kazuki aimait beaucoup mes longs cheveux, alors moi aussi.

Je lève la tête pour regarder le professeur – dont l’apparence a terminé de me choquer et m’agacer – qui me parle. Durant ce temps, j’essuie mes joues humides, n’appréciant pas vraiment cette sensation. Et en parlant de sensation… J’en sens une drôle. Qui me chatouille le cœur. Une bouffée de chaleur. Que je n’aime pas du tout. Quand bien même celle-ci est agréable. Pourquoi m’a-t-il dit ça ? Qu’est-ce que ça peut faire, que ça vienne de lui ? Puis, ça n’a rien d’un compliment ! En fait, il devrait plutôt avoir peur, d’être apprécié par une personne comme moi ! Alors pourquoi ça me fait plaisir qu’il me dise ça ? Pourquoi est-ce que j’ai envie de sourire, niaisement ? Je me mords l’intérieur de la joue. J’agis comme je le faisais, autrefois. Et je déteste que ce côté de ma personnalité ressorte de cette façon. C’est bien trop déstabilisant.

Il me laisse partir. Quoi ? Hein ? Qu’est-ce qu’il me fait maintenant ? J’aurais dû en rire, en me disant que finalement, ce cher sensei n’était pas du tout insensible à mon charme. Mais j’étais à des années lumières de ce genre de pensée. Je le fixais en silence, surpris. Emotion qui se reflétait sur mon visage humide, et dans mon regard, rougie par les larmes que j’avais versé. J’avais l’impression qu’une nouvelle mélodie naissait en mon sein. Que j’avais quelque chose à quoi m’accrocher. Une main tendue vers moi qui n’attendait qu’une chose : que je la saisisse. Quel étrange sentiment. Et quelles stupides pensées. Je baisse la tête, me disant qu’il est temps que je me reprenne. Que je ne perde pas de vue ce que je veux. Ce que je n’ai plus. Pourquoi j’en suis là, et comment j’en suis arrivé là. Au diable l’espoir !

« Merci, Gregory-sensei. »

Ce furent là mes uniques paroles, alors que je me levais, essayant tant bien que mal de retenir les larmes qui menaçaient de couler. Je voulais les contenir. Au moins jusqu’à ce que je sois à l’abri des regards. J’autorise à voir les larmes rouler sur mes joues. Mais pas à ce que l’on me voit craquer et éclater en sanglot. C’est secret. Je ne veux pas qu’on voit l’enfant abandonné que je suis. Juste un être pitoyable et méprisable à souhait. Ce n’est pas tant se méprendre sur mon sujet, car je suis les deux. J’ai un sourire, alors que je jette un dernier regard à la salle, avant de refermer la porte. Et de mettre fin à tout ça. Oui, tout est fini. Il n’y a pas d’espoir pour moi. Et même s’il y en avait, je ferais la sourde oreille. Ou bien l’aveugle. Allons fondre en larmes.






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Mar 18 Mar - 9:46
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