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Ven 13 Déc - 21:10
« Pourquoi les gens t'aiment tellement ? Explique moi. »
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You hate me too?



Les cours sont enfin finis. Je vais pouvoir rentrer chez moi, en disant au revoir aux autres très rapidement, je sors mon téléphone de ma poche. C’est l’objet auquel je porte le plus d’attention, parce que mon téléphone est trop beau. J’achète les derniers modèles, en ce moment j’ai l’iphone color. Couleur verte pomme. J’ai hésité entre le bleu et la couleur ici présente, et puis finalement j’ai fait confiance à mon instinct. Il n’y a rien de mieux que cette chose débile. Je frotte mes fesses, ayant un peu mal après avoir passé toute la journée assis sur ses chaises en bois inconfortables. Ils pourraient faire des efforts, nous qui en faisons tellement en assistant correctement à leurs cours sans faire de bruits.

Une de mes amies se décide à jouer avec mes oreilles de chat, elle attache mes cheveux d’un blond qui ne semble pas naturel. Elle utilise sa barrette préférée, avec des petites fraises au bout. Elle me dit quelle est à moi maintenant, je fais une petite grimace mais j’accepte, de toute façon je ne peux plus faire autrement. Elle me remet bien mon écharpe, décidément on croirait ma mère. Puis elle me tend ses moufles blanches immaculées, je les prends et les mets : Il y a un petit pompon dessus, blanc aussi. Maintenant je porte des trucs de filles, tout le monde va savoir que je suis homosexuel.

Je continue alors ma route, fixant pour une fois, autre chose que l’écran de mon téléphone. Je regarde les moufles, absorbé par ce blanc. Ça me fait penser à de la neige : J’aime la neige, ça réchauffe le cœur en nous refroidissant les mains. Mon pantalon est trop serré, il me comprime un peu les jambes et m’oblige à marcher lentement. Bien que je porte des chaussures basses assez bien pour la marche. Mon manteau, lui, n’est pas vraiment fait pour l’hiver, il est vachement léger, j’ai froid mais je ne le montre pas. Malheureusement je ne peux pas tout dissiper, et le bout de mes oreilles d’humains est légèrement rouge, ainsi que mes pommettes.

Soudain, j’arrive dans une rue, encore loin de chez moi, mais je dois passer par là. Je ne connais pas d’autre chemin, et je ne veux pas essayer d’en emprunter un autre, au risque de me perdre. Mes pieds frappent le sol en cadence, mes fesses rebondies bougent tout aussi vite. Je parcours le lieu que je connais par cœur des yeux, et les arrêtent sur un banc. C’est encore une autre personne aujourd’hui. Il tient un livre. Il me fait penser à quelqu’un, oui, je le connais, je m’approche de plus en plus et me penche pour mettre ma tête devant lui, sur le coté.


«  Je m’en doutais ! C’est toi ! »

Je fronce les sourcils et en même temps fait un grand sourire, je le connais depuis longtemps. Comme tout le monde l’aime, je ne l’ai presque jamais approché, mais maintenant que je le connais, je ne risque pas de le laisser partir. Mais je ne vais pas trop l’embêter, sinon il va me détester. Je me remet droit peu de temps après et colle mes deux mains, je porte toujours mes moufles de filles.

« Nni-Chan. ♥ »
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Sam 14 Déc - 1:10
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« You hate me too ? »


Tu n’avais rien à faire, tu n’aimais pas rester ainsi, à fixer le ciel sans bouger. Ce n’était pas un de tes jours de boulot, ce n’était pas ton après-midi à la recherche d’un second job. Tout était carré, mais là rien allait, alors, pour passer le temps, tu fumais. Mais plus tu fumais, plus l’ennui t’envenimait. Cercle vicieux. Tu t’agaças de cette cigarette dans ta main, assis sur un banc à l’extérieur du pensionnat. Ton visage était enfoui dans le col de ton manteau, un col imitant le cuir noir que certains pouvaient s’offrir. Tes doigts gelés restaient immobilisés sur la page, tandis que l’autre paume tenait ta cigarette fumante, commençant sa douce agonie.

Hannibal, ton esprit assimilait les mots sur le papier, tu répétais ces dernières dans ta tête, la mine inflexible. Peut-être aurais-tu pu piquer un somme, mais à trop dormir tu pensais que tu deviendrais flemmard. Tu ne pouvais pas te le permettre. Hannibal, tu poussas un léger soupir, laissant un infime nuage dans l’air, qui finit par disparaître. Tu allas pour continuer à traduire ces mots dans ta langue lorsque les lettres laissèrent place à un visage. Une mine que tu reconnus, reculant ton visage sous le coup de la surprise. Surprenant personnage oui, avec ses oreilles de chat, et ses gants plutôt féminins. Tu l’appréciais, mais tu ne le montras pas à ton accoutumée.

Lui aussi, il te reconnus, reculant pour finalement te donner un surnom. Son nom, tu l’avais dans ta tête, tu le savais, mais il y avait trop d’informations. Pourtant, comme pouvais-tu l’oublier ? Tu le savais, c’était plutôt atypique comme identité. Tu te souvins de tes gestes après votre première rencontre, tes doigts caressèrent la reliure de ton livre pour finalement tourner une page marquée. Tu prononças le mot souligné. Bon chat ? Tu étiras un sourire imperceptible, oui franchement atypique.

« Ii…kone ? »

Le surnom qu’il te donna ne te gêna pas, c’était à la hauteur du personnage, de ton point de vue. Cela prouvait que tu l'aimais bien. Tu posas tes yeux bleus dans les siens colorés, tu fixas ce visage sans mot dire ensuite, avant de te déplacer vers un côté du banc, prononçant ces mots avec ton léger accent sri lankais.

« Tu veux t’asseoir ? »

Rares étaient les propositions que tu faisais, en général tu laissais les gens agir, sans te plaindre ou sourire, c’était ta façon de faire, qu’elle plût ou non. Hannibal, ta main gardait ouverte le bouquin. Le cacher serait plus embarrassant que de le laisser à découvert et peut-être en aurais-tu besoin. Tes iris observèrent ses gants, tu lâchas simplement cette remarque, avec un simple étonnement. Rien de réellement menaçant dans la voix, mais tu n’y pouvais rien ; tu semblais toujours sombre et agacé.

« Tu as des gants de fille. »

Tu remarquas la barrette dans ses cheveux ; tête à coiffer pour jeunes filles peut-être ? Tu t’adossas au banc, aspirant une bouffée de ta cigarette, expirant avant de continuer, posant une question.

« Tu fais quoi ici ? »

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Sam 14 Déc - 10:37
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You hate me too?



Je regardais le bouquin dans les mains du jeune homme assis. Je n’avais pas encore bougé, mes mains étaient resté jointes, avec toujours mon sourire débile sur les lèvres. C’est vrai que j’étais tendu, je ne veux pas faire n’importe quoi devant lui. Sinon, il va penser que je suis un gars bizarre, ce qui est le cas, mais il n’est pas obligé de le savoir, lui. Je hoche la tête après qu’il est prononcé mon prénom, pour lui dire qu’en effet, il ne s’est pas trompé. Je me penche et regarde le mot souligné dans le livre. Je fais un grand sourire.

«  Oh… Tu as noté mon prénom ? »

Je finis par m’asseoir, parce qu’il l’a proposé. Sinon je pense que je serais resté debout, droit comme un piquet. Je me colle un peu à lui pour récupérer de sa chaleur, j’avais l’impression d’avoir de plus en plus froid. En même temps, l’hiver, c’est une période de l’année où il fait bon rester au chaud, dans son lit. Même si j’ai froid, je suis bien avec Nni-Chan, alors ce n’est pas grave. Je n’arrête pas de le regarder, soit son visage, ses mains, ou le livre qui est resté à la même page. Puis, je reprends finalement mes esprits quand il parle de mes moufles. Je deviens tout rouge.

«  C’- C’est une amie qui me les as données. »

Maintenant que je suis tout rouge, j’évite de le regarder, j’ai le visage tout chaud. Je m’écarte un peu de lui, doucement, sans pour autant être loin. J’essaie de me cacher dans mon écharpe mais comme il me pose des questions, je suis obligé de l’enlever pour parler. Je regarde la cigarette qui se consume au bout, devenant rouge puis noire, ça ne me dérange pas qu’il fume, tant qu’il ne me crache pas la fumée en pleine figure.


« Je rentrais chez moi, pour voir ma famille, un peu. Je ne pense pas que le pensionnat soit une prison, alors on peut rentré quand on veut, non ? En plus j’ai croisé Nni-Chan, je suis heureux ! »
© Lieutenant X
Sam 14 Déc - 15:58
Re: « Pourquoi les gens t'aiment tellement ? Explique moi. »
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« You hate me too ? »



Tu refermas le bouquin d’un geste, lorsqu’il nota son identité soulignée, pour ensuite le poser dans ton sac noir à tes côtés. Par soucis de ne rien montrer, de tout cacher. Ton air resta le même, quoiqu’un peu terni par le temps de la journée. Tu observais le jeune homme, la rougeur sur ses joues et te maudis de ta maladresse, tout en notant ce fait. Ta remarque l’avait touché. Peut-être s’agissait-il d’une jeune fille pour qui il pinçait ? Sa réaction te portait dans cette direction. Mais c’était un sujet sensible, tu le supposais et tu voulais t’en dépêtrer aussi vite que tu avais mis les pieds dedans, histoire de laisser sa vie privée tranquille. Ta voix ajouta simplement :

« Dans ce cas, prend s’en soin. »

Simple conseil plus dans l’objectif de terminer ce fait. Hannibal, tu avais le don de mettre mal à l’aise, tu ne savais pas pourquoi et ça ne te facilitait pas tant l’existence. Tu ne t’en plaignais pas. Il releva son visage de son écharpe, tu gardas ton faciès habituel, l’écoutant, intéressé. Tes paupières se clignèrent doucement à la fin de sa phrase. Heureux de te voir ? Tu ne comprenais pas, non pas la joie mais le fait qu’il arriva aussi facilement à dire ce genre de choses. Était-ce typiquement japonais ou bien typiquement lui ?

Tes yeux se portèrent quelques secondes vers le ciel, à penser à ta famille. Non, le pensionnat n’était pas une prison, mais un refuge dans ton cas, un repos. Tu aurais aimé avoir cette possibilité d’aller voir tes frères et sœurs aussi facilement que le jeune homme, s’il en avait.

« Je suis content de te revoir aussi. »

Un simple regard en coin, du côté opposé à Iikone, avant de reposer tes iris sur ce dernier. Tu ne savais pas quoi rajouter d’autre, tu observas simplement ta cigarette s’éteignant, et sous le coup de la nervosité, de la conversation et de tes souvenirs, tu sortis ton paquet de ta poche pour prendre une autre dose de nicotine entre tes lèvres et l’allumer, aspirant une bouffée, rajoutant.

« Sympa, que tu ailles voir ta famille. »

Décidément, tu n’étais pas bon dans l’art de la conversation.

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Sam 14 Déc - 16:37
Re: « Pourquoi les gens t'aiment tellement ? Explique moi. »
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You hate me too?



Après ma remarque, sur qui était souligné dans le livre, je le vis ranger celui-ci. J’aurai dû rien dire, mais de toute façon, sûrement que je le dérange, il était en pleine lecture, un livre de japonais je crois, je n’y ai pas trop fait attention. Je préfère ne pas trop regarder, même si je sais qu’il apprend notre langue parce qu’il est étranger, tout le monde le dit, et puis ça s’entend avec son accent. Mais certains s’en fiche de lui, il ne s’y intéresse pas, même s’il est populaire, c’était mon cas avant qu’on se connaisse. Je sais toutes ces choses parce que toutes mes amies –ou presque- sont follement amoureuse de lui, je ne sais pas pourquoi ; sûrement parce qu’il est beau, grand et fort. Mais, je ne suis absolument pas jaloux qu’il est toutes les filles à ses pieds, enfin, en même temps, pour un homosexuel, ce serait un peu bizarre.

Ah, si seulement le rouge sur mes joues pouvait partir, celui-ci n’est pas à cause du froid, mais plutôt de la faute au sri-lankais à coté de moi. J’espère qu’il ne se fait pas trop de soucis, et qu’il n’a pas découvert que je suis gay, sinon, il va faire comme tous les autres garçons, m’abandonner. Mais j’essaie de comprendre, c’est de ma faute s’ils ont peur de moi, ils pensent tous que je vais leur sauter dessus. Si j’étais actif encore, je comprendrais, mais pour un passif, sauter sur un autre homme, c’est un peu compliqué.

« D’accord. »

C’était une réponse un peu bizarre de ma part, comme si c’était un ordre qu’il m’avait donné et que je devais l’écouter, et que s’il ne me l’avait pas dit, je n’en aurais pas pris soin, mais c’est tout le contraire. Bien sur que je les aurais rangé soigneusement quelque part, où ils n’auraient pas été abîmés, mais maintenant que j’ai répondu cela, de toute façon je ne peux plus rien dire d’autre.
Je souris en entendant qu’il est aussi content de me voir, incroyable. C’est pas comme si c’était une chose qu’on me disait tous les jours, surtout que j’ennuie les autres parce que je suis toujours sur mon téléphone, je le sais, alors ils m’embêtent et arrête par de me dire des choses pas très gentilles. Mais je n’y peux rien. Je ne dirais pas que le téléphone est plus important que mes amies, mais presque. Bizarrement, je ne l’ai toujours pas sortit de ma poche devant lui. Je me retiens, sinon j’arrêterai de parler et me renfermerai dans mon monde. Mais qu’est ce que je suis en train de faire, lui cacher la vérité sur moi ? Je recommence à faire n’importe quoi. Je baisse la tête, faisant une petite mine triste.

« C’est parce que je suis obligée en faite. Ma belle-mère aime bien m’engueuler, et comme la semaine je ne suis pas à la maison, il lui faut sa dose. »


Je soupire et relève la tête, j’en dis trop, je vais vite le saouler avec mes histoires. C’est peut-être idiot, mais sa cigarette m’intrigue beaucoup, j’enlève ma moufle gauche et attrape la cigarette allumée, que je relâche tout de suite après m’être brûlé à l’extrémité de l’annulaire de la même main. Je sanglote.

« Pardon Nni-Chan ! »
© Lieutenant X
Dim 15 Déc - 0:21
Re: « Pourquoi les gens t'aiment tellement ? Explique moi. »
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« You hate me too ? »



Tu avais encore touché un sujet qui fâchait. Tu te mordis l’intérieur de la joue, agacé, avant de pincer l’arête de ton nez, retenant un soupir. Hannibal, tu écoutas ses dires, tenant ta cigarette dans ta main sans l’observer. Le reste t’étonna quelque peu, raffermissant ton avis sur la culture de ce pays, à l’opposé du tien. Mais Hannibal, tu avais mal compris le mot. Tu pensais à sa grand-mère, non à sa belle-mère. Tu te trompais encore dans les mots, mais ce n’était pas comme s’ils se ressemblaient. Comment une grand-mère pouvait-elle engueuler son petit-fils ? La tienne passait son temps à te courir après, enfant, pour que tu arrêtas de te faire mal. Mais elle n’avait aucun droit d’élever le ton. Iikone était-il une victime ? Cela se faisait-il depuis longtemps ? Tu n’aurais jamais cru le garçon aussi martyre. Enfin, il paraissait certes plutôt efféminé et fragile, comparé aux autres hommes, à ton goût. Pourtant, tu n’aurais su le définir ainsi, croire ces choses.

Tu sentis la cigarette partir de tes doigts, trop tard. Elle finit sur le banc, tes yeux se posèrent dessus avant de revenir sur le jeune homme. Il s’excusa, tu finis par comprendre, attrapant la cigarette pour la frotter contre le banc afin de l’éteindre, la remettant soigneusement dans ton paquet ; tu la finirais plus tard. Mais désormais, qu’allais-tu faire de tes mains ? Il fallait t’occuper, n’importe quoi. Tes iris se posèrent sur sa blessure, répondant simplement tout en lui offrant un sourire se voulant taquin, de ton accent sri lankais :

« T’en fais pas, mais c’est bien fait pour toi, je te déconseille d’essayer. Déjà, je souhaite arrêter cette merde, ça aura ma peau. Alors, ne t’y mets pas, sinon je ne vais pas réussir. »

Tes mains gelées se mirent dans tes poches, tandis que tu fixais sa blessure. C’était un peu de ta faute, et puis, ça te rappelait encore ta grand-mère, qui aimait sortir sa prière enfantine, lorsque tu te faisais mal. Tu montras son doigt d’un mouvement de tête ajoutant d’un ton impartial :

« Met-le dans ta bouche, tu verras, ta salive atténuera la douleur. »

Ta grand-mère posait toujours un baiser sur ta blessure, mais ici, il ne s’agissait pas d’un enfant, et tu ne voulais pas paraître plus étrange que d’habitude. Lorsque tu te brûlais, tu prenais même l’habitude de répéter ta prière, celle de cette grand-mère au visage tout ridé. Tu pouvais au moins faire cela, non ? Ta main se posa sur son épaule, l’autre attrapa son poignet et tu soufflas sur la plaie, rajoutant la dite phrase :

« Eriyum toṭaṅkum nivāraṇattil mūccu.* »

Tu lui rendis sa main. Que tentais-tu de faire ? Peut-être de le remettre d’aplomb, avant de rencontrer sa grand-mère, de le rassurer, comme s'il s'agissait d'un gamin. Tu remis tes mains dans tes poches, regrettant, déjà tes mots, de t’immiscer dans sa vie privée. Mais bon, il fallait accepter ses erreurs, il fallait tenter, quitte à foutre une relation en l’air.

« Iikone, tu ne devrais pas te laisser faire par ta grand-mère. Elle n’a aucun droit sur toi. »

Tu plissas les yeux, observant un passant qui te rendit ton regard, avant que tu ne posas tes iris sur le jeune homme, attendant une réaction. Quel maladroit tu faisais. Tu étais ici depuis plus de deux ans, mais tu comprenais encore mal certaines phrases ou mots.

*Souffle qui soulage, brûlure prend le rivage.

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Dim 15 Déc - 11:21
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You hate me too?



Je continuais de sangloter en regardant ma blessure, ça faisait un petit rond rouge avec un peu de cendre dessus. Je sais que c’est de ma faute, je n’aurai pas du y touché. Mais ça fait affreusement mal. Je secouais la tête, essayant d’empêcher mes larmes, de tomber. En faite, je suis bien trop émotif, et la moindre petite chose me fait pleurer, enfin là, j’ai une excuse. Je sers les dents après qu’une de mes larmes soit tombée dessus. Je n’ose pas regarder Hannibal, parce que j’ai peur, peur qu’il me déteste.

Je ne répondis pas, j’étais trop préoccupé par ma brûlure. Mais de toute façon je n’aurai pas commencé a fumer, sinon ma belle mère me tuerai, déjà que même si je ne fais rien elle m’engueule alors il ne vaudrait mieux pas que je commence à être un toxico. Pourtant je lui fis un grand sourire, pleins de larmes. J’avais envie de dire une plaisanterie.

« T- T’as qu’à arrêter d’être accro à la cigarette et tu deviens accro à moi ! (Je laisse un petit temps de réponse) … Je plaisante. »

Après qu’il me propose de mettre mon doigt dans ma bouche, j’hésite. Pour enfin renoncer, déjà qu’une larme dessus me fait mal, alors je n’imagine pas quel mal pourra me faire ma salive, je ne suis pas sado-maso. Je regarde sa main se poser sur mon épaule, puis son autre main libre attraper mon poignet, je sursauta légèrement et plissa les yeux, j’ai peur d’avoir mal. Soudain, je sens un souffle léger sur la plaie rosée. Mes yeux se rouvrent et s’écarquille, je suis étonné de son geste. Je l’écoute, même si je ne comprends rien à sa phrase. Je récupères ma main après ça et approche mon doigt de mon visage, je rougis soudainement.

Moi qui avait tourné ma tête pour ne pas qu’il voit la couleur pivoine de mes joues, je le regarde à nouveau, étonné qu’il me parle de ma grand-mère, je penche la tête sur le coté. Mais c’est vrai qu’il doit encore apprendre notre langue, je souris un peu et m’allonge sur lui pour aller trouver son sac, je reprends le livre de tout à l’heure et regarde à l’intérieur. Je lui montre le mot « belle-mère » et ensuite « grand-mère » et les prononces à tour de rôle.

« Ma belle-mère a tous les droits sur moi, comme mon père est marié avec. C’est comme si elle était ma mère, sauf que ce n’est pas le cas... Est-ce que tu t’inquiètes pour moi ? »

© Lieutenant X
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