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Mar 5 Nov - 5:49
Winter is coming [Valentin V. Vassily]
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Il faisaitt si noir. Autour de moi, en moi, tout était si sombre. J'avais l'impression que j'allais terminer au fond d'un gouffre et ne jamais en ressortir. L'angoisse ne montait plus grâce à deux merveilles que j'avais trouvé deux ansplus tôt : la manzana et un joint. Ces deux petites choses faisaient que mes nuits, mes crises d'angoisse n'étaient plus si importantes qu'avant. Parce qu'avant, c'était la transpiration à grosses gouttes et les pleures silencieux, les mains serrées violemment et les bras déchirés par mes ongles lorsque j'espérais me faire le plus mal possible afin que la douleur de mon coeur me quitte. Malheureusement ce n'était jamais assez et je devais porter des hauts à manches longues pendant une semaine après. Les crises s'étaient rapprochées et un camarade de l'époque, qui ne me voulait pas forcément que du bien, m'avait donné la solution de l'alcool et de la drogue. Je n'étais pas accroc. Je n'en prenais pas avant 22 h 00 pour ne pas être défoncée et bourrée pour mon boulot, mais après je me laissais aller. Et encore, j'avais ralenti. Car à l'époque, je ne faisais pas que fumer un seul pétard, je les enchaînais avec ce con et on finissait fatalement par baiser. Il me prenait comme un animal, c'était froid et sans aucune passion. Lorsque j'y repensais, en cet instant, assise sur le bord de la fenêtre de ma chambre, je trouvais cela dégradant et à vomir. Je me dégoûtais.

Un long soupir s'échappa de mes lèvres entrouverts d'où la fumé blanche s'envolait. Il était près de trois heures du matin et je n'avais pas trouvais le sommeil depuis que Val avait repris le stream. Anto m'avait appelé quelques minutes après la fin de mon travail pour s'assurer que tout allait bien. Il s'était inquiété, il m'avait trouvé pâle. J'avais séché toute la journée de cours et j'avais passé ce temps à dormir, faire des cauchemars et me réveiller en sursaut. Les profs étaient habitués à ce que je ne vienne pas, le médecin scolaire également. Je n'avais plus d'excuses à fournir, ils avaient abandonnés l'idée de me foutre dehors ou de me faire la morale. Plutôt bizarre. Enfin c'était qu'une journée ou deux dans le trimestre à chaque fois et le médecin venait toujours pour me voir, constatant que j'avais de la fièvre et que ce n'était pas uniquement une flemme de lever mon derche. Aujourd'hui j'avais loupé quatre cours : langue, histoire, informatique (comme si j'en avais besoin...) et sciences sociales. J'avais envie d'aller rejoindre mon Valentin dans sa chambre mais il allait encore me passer un savon. "Et pourquoi t'es pas venue ? Mais t'es conne bon dieu. Et arrêtes de te shooter sans moi ! Et pourquoi tu fais ça ?! Et blablabla..." Mais bon trois heures du mat', il devait dormir non ?

Je me levai doucement et mis le pantalon de mon pyjama rose Tétris avant de ranger ma bouteille d'alcool et de sortir de la chambre. J'avais fais un petit bisou à Jaïna avant. Elle dormait, mais j'aimais bien. C'était comme un petit "je reviens, t'inquiète". Les couloirs étaient vides et tant mieux pour moi. J'avais une tête de déterrée avec mes cheveux détachés et emmêlés et mon teint blafard. Et en plus avec un joint à la main, les profs auraient jamais acceptés ça, ni les surveillants. Ils étaient gentils mais pas cons quand même.

J'arrivais à l'étage du personnel et je pris la direction de la première chambre, celle de mon putain de prof et ami. J'aurais pas dis non à une partie de jambes en l'air mais pas avec lui. Et puis les autres mecs étaient trop cons pour que j'en fasse quelque chose. Bordel je me serais même rabattue sur Soraru.. Pourquoi Cam était jamais dispo quand il fallait aussi ! Cette chiasse m'emmerdait à longueur de journée et quand j'avais besoin d'elle, elle partait cueillir des pâquerettes roses dans un monde d'éléphants qui chaient des arc-en-ciel ! Arrivant devant la porte de la chambre de Valentin, je m'arrêtai et tirai une dernière fois sur mon joint avant d'ouvrir la fenêtre pour le jeter. Il faisait un froid de canard... Sans frapper, j'entrai tout doucement dans la petite pièce. La connaissant plutôt bien et me fichant de s'il était avec quelqu'un ou non, je me glissai dans son lit sans faire le moindre bruit. Dos à lui, sans le toucher, je regardai le mur sous mes yeux. Sa chaleur était tout ce qu'il me fallait pour le moment, juste pour oublier que j'avais encore passé la journée à m'en faire pour un enculé qui en avait rien à battre de ma gueule...

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Mar 5 Nov - 16:38
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La journée fut longue. Très longue. J'avais passé les heures en classe, comme chaque jour de la semaine. À crier, à interroger. Malgré le temps qui passe, je ne me lassais jamais de m'en prendre à mes élèves en les humiliant. C'était la vraie motivation qui me poussait à continuer d'enseigner ... La vraie ? Certes, mais pas la première. En premier lieu, si je restais ici c'était seulement pour Cho. Et peut-être deux ou trois autres personnes à qui je m'étais finalement attaché. Après la fin des cours, je n'étais pas resté en classe, comme à mon habitude. J'avais rejoint ma chambre avec ma chère amie la flemme. J'avais envie de ne rien faire, de passer la fin de la soirée sous ma couette. Pourtant, je m'étais motivé et je sortis des affaires qui n'avaient rien à voir avec le pensionnat. Ouvrant mon ordinateur portable, j'étais parti pendant une heure et trente minutes de vidéo conférence avec la Russie. J'avais encore du pouvoir là-bas et la veille j'avais reçue un mail pour une situation à laquelle, il cherchait un avis extérieur ; j'étais donc le mieux placé pour les aider. J'avais cet air blasé, j'étais fatigué, chamboulé par trop d'émotions à la fois. À vrai dire, j'avais peur. Pas pour moi, mais pour celle que j'aimais. Les remords, la culpabilité. Si je venais à détruire son avenir, je m'en voudrais éternellement, car ce n'est pas ce que je souhaitais. Je n'avais jamais été aussi heureux et en colère à la fois.

Et cette réunion improvisée ne m'avait pas aidé. Entre coup de gueule, débat, terme politique, j'avais ma dose, c'est pourquoi au bout d'une heure et trente minutes, j'avais été clair. Je mettais fin à la réunion et enverrai une solution dans les jours à venir. Adossé à ma chaise, je soupirais pour finalement me prendre une nouvelle clope. Ces derniers temps j'atteignais facilement le paquet par jour. Ma santé ne m'a jamais préoccupé et à la moindre contrariété j'avais cette mauvaise manie de me prendre une cigarette. Pourtant, je faisais attention. Cho n'aimait pas me voir fumer et elle m'avait déjà fait une réflexion sur le cancer, alors je ne fumais pas devant elle ou presque pas. Parfois la tension était trop dangereuse et la cigarette me calmait, un minimum. Je n'avais plus rien à faire, mes copies corrigées, la Russie pouvait attendre et j'avais envie de ne rien faire. Alors, je me mis à penser. À cette journée, aux élèves présents et aux absents. Heureusement pour moi, Cameron avait décidé de sécher, je n'avais donc pas eu à m'engueuler avec elle. J'aurais pu la frapper, vu comme mes nerfs me jouent des sales tours. Puis j'avais aussi tout de suite constater que Luxana avait manqué mon cours et surement la journée entière, c'est qu'au début beaucoup de professeurs se plaignaient. J'avais dû intervenir.

Sur cette pensée, j'avais décidé de lui rendre visite, au moins pour voir si elle allait bien. L'infirmier m'avait tenu au courant pour ses crises et je l'avais déjà vu fiévreuse. Bien que ce ne soit qu'une élève, elle était pratiquement comme une meilleure amie, une confidente. Une soeur sur qui il fallait veiller et avec laquelle je fumais ou buvait régulièrement. Sauf qu'au moment où je m'étais levé pour me diriger vers la porte mon portable avait sonné, avec la sonnerie personnelle que j'avais mis à ma cousine. Klara. J'avais fini par décrocher, cela faisait un moment que je ne lui avais pas parlé. On resta un téléphone plusieurs heures, mais je dus raccrocher vers vingt heures, lorsqu'on toqua à ma porte. J'avais l'habitude des visites surprises de Cho alors, je n'ai pas été plus étonné que ça de la voir débarquer dans ma chambre.

CHO ∇ « Valentin ? Tu es là ? »
VALENTIN ∇ « Oui, je suis là, ferme la porte en entrant. »

Cela commençait à devenir habituel. Elle venait me voir, me demandait si j'étais là en entrant quand même, puis, je lui disais de fermer la porte. Je ne voulais pas attirer les rapaces. Beaucoup d'élèves ne m'appréciaient guère, en même temps, je faisais tout pour qu'on me haïsse. Si l'un d'entre eux venait à découvrir que le professeur de sciences sociales avait une relation avec une élève, ils s'empresseraient tous d'utiliser cette information contre moi. J'en ai eu des élèves ayant essayé le chantage, mais ça n'a jamais marché. Ils n'ont pas n'importe qui en face, mine de rien.
J'avais posé mon i-phone sur le bureau et je regardais avancer mon étudiante que je fis asseoir sur mes cuisses. Je n'étais pas très tactile, dans le sens où pour des amoureux nous étions assez distants. Par exemple on ne se tenait pas la main, on ne s'embrassait pas pour se dire bonjour. Mais bon, c'était un secret, nous ne pouvions pas faire autrement.

J'enfouis ma tête au creux de son cou, m'accordant une pause, les yeux fermés je l'écoutais parler et je lui répondais si nécessaire. Au final, le silence avait pris place dans la chambre, sa main glissa dans mes cheveux et je m'étais laissé aller dans les bras de Morphée. Lorsque j'ouvris les yeux, une bonne heure s'était écoulée et elle était restée là. S'était-elle endormie aussi ? Je ne pense pas, nous étions mal positionnés, là assis sur ma chaise de bureau. Pourtant, lorsque j'avais fini par relever la tête pour tomber nez à nez dans ses yeux et elle me fit un sourire dont elle avait la clé.

CHO ∇ « Tu es réveillé ? »
VALENTIN ∇ « Excuse-moi. »
CHO ∇ « Je t'aime. »

Parfois, elle me clouait sur place. Elle me le disait plus souvent que je ne lui disais, mais j'étais toujours heureux de l'entendre et je finissais toujours par le lui dire aussi. C'est notre quotidien, nos nouvelles habitudes. J'avais beau m'inquiéter pour elle, j'étais simplement heureux de l'avoir. Je n'ai jamais eu l'habitude de montrer mes sentiments, dès enfant, on m'a appris à ne rester qu'un bloc de glace alors je ne lui montrais pas souvent l'importance qu'elle avait pour moi, malgré la haine que j'éprouvais pour elle au départ.
Je lui avais répondu avec un baiser, comme la plupart du temps et comme à chaque, je n'avais pas pu m'arrêter là. À défaut de ne pas pouvoir exprimer mon amour publiquement ou même à la principale intéressée, nous n'étions pas privés de sexe. Alors qu'au départ elle était plus timide qu'elle ne l'est aujourd'hui, nous le fassions plus de fois que je l'aurais cru. On commençait par jouer et on se laissait aller ou alors il y avait ses moments où c'était purement passionnel. Ces moments-là, c'était nouveau. Au début, j'étais toujours responsable si on couchait ensemble, j'avais joué avec ses nerfs, sa gêne et je l'avais fait craquer, là il n'y avait rien eu de tout ça, seulement un excellent feeling. Elle était aussi fatiguée, moralement, que je l'étais et après une douche prise ensemble, elle s'était endormie dans mon lit.

Je savais pertinemment qu'elle ne pouvait pas rester là, il y avait déjà trop de doute et si elle venait à sortir de ma chambre le lendemain matin, sous le regard des autres professeurs, les doutes seraient confirmés. Pourtant, je ne voulais pas la réveiller, alors je mis mon réveil à deux heures du matin et je partis m'allonger à ses côtés, passant ma main sur sa taille et rapprochant nos corps. Il était près de minuit, j'avais deux heures pour me reposer un peu ; ce que je fis.
Lorsque le réveil résonna, je m'étais empressé de l'éteindre, la belle au bois dormant ne s'était pas réveillée et je ne voulais pas troubler son sommeil, alors je l'avais porté jusqu'à sa chambre. Suite à ma demande, elle avait pris une chambre solo, c'était plus simple ainsi, si elle avait eu une colocataire, cela aurait été difficile à gérer et si elle avait eu un colocataire, j'aurais certainement péter un câble. Une fois qu'on connaissait la demoiselle, c'était si simple de s'y attacher.

Lorsque j'étais retourné dans ma chambre, Morphée s'en était allée. J'étais beaucoup plus apaisé qu'en fin de journée, comme quoi un moment avec Cho parvenait naturellement à me calmer. Sauf que je n'avais plus sommeil, plus du tout. Les minutes défilaient et mes yeux restaient ouvert. Ce n'est que vers les trois heures que j'avais finalement réussis à me rendormir, à moitié. Un rien suffisait à me réveiller, alors quand quelqu'un rejoignit mon lit, j'ouvris de nouveau les yeux. Je savais déjà qui s'était. Luxana. Rentrant toujours comme ça lui chantait dans ma chambre et se ramenait toujours dons mon lit, nous avions plus d'une fois dormi ensemble. Elle ne disait rien, n'avait pas cherché le contact, j'entendais seulement sa respiration. Je savais déjà dans quel état elle était et parfois, le mieux était de ne pas poser de question, de la laisser s'ouvrir d'elle-même.

VALENTIN ∇ « Ça aurait été problématique si j'avais été avec une femme. »

Ce qui, une heure plus tôt était le cas. Luxana ne connaissait pas mon histoire avec Cho, je ne lui en avais jamais parlé et j'hésitais à le faire. Ce n'était pas une relation que je devais raconter à tout le monde, je devais la garder pour moi, mais j'estimais qu'elle devait être au courant, seulement je ne trouvais pas vraiment l'occasion de lui dire. C'était un sujet délicat. Professeur et élève plus demi-frère et demi-sœur, nous avons des liens de parenté et le même père, ce n'est pas rien.

VALENTIN ∇ « Tu veux en parler ? »

Sans me retourner, j'avais collé nos deux dos, seulement pour lui montrer que j'étais là, parfois le contact pouvait rassurer les autres, alors je m'étais simplement rapproché d'elle. Je tenais à Luxana et si elle avait des soucis, si quelque chose la contrariait je voulais être sûre qu'elle sache qu'elle pouvait m'en parler. On se défonçait régulièrement tous les deux, mais je n'aimais pas qu'elle se shoote seule, ça pouvait être dangereux. Sauf que je ne désirais pas la questionner si elle refusait d'en parler, alors elle avait le choix.
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Mar 5 Nov - 18:05
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Aucun mot ne sortit de ma bouche durant les premières secondes qui s'écoulèrent. Le lit était si chaud. C'était si différent du mien, glacé et tellement vide. Juste sa présence me suffisait pour le moment. Un jour il faudrait bien que je lui avoue pourquoi je me foutais dans des états pareils. Mais le connaissant, sachant à quel point il était violent et impulsif par moment, il pourrais aller casser la gueule de Zayn sans que je ne puisse le retenir. Du moins si le jeune homme avait fait partie de l'établissement il lui en aurait tellement fais baver qu'il l'aurait fait s'en aller au bout de deux semaines. Valentin était quelqu'un que l'on pourrait qualifier d'immonde. Avec les élèves c'était une véritable plaie et il ne se privait pas de se moquer de moi également en cours en me foutant devant le fait accompli qui était que je n'en branlais pas une. Mais généralement je me permettais de le renvoyer chier rien que pour lui prouver qu'il était peut-être mon prof mais avant tout mon pote et que s'il me parlait comme à son clebs il allait le sentir passer. Quel con décidément... Mais ce que je pouvais l'aimer ce con. Il donnait un semblant de folie dans ma vie. C'était différent de Cam.

Et pourtant... Il ne savait pas pour Zayn. Pour ce connard prétentieux qui faisait toujours battre mon coeur avec une intensité que je n'avais même jamais connu dans mes jeux en ligne. Zayn avait été ma vie, ma passion, mon oxygène. Depuis deux ans et demi, j'étouffais loin de lui. La peur me serrait le ventre la nuit, sa main dans la mienne le jour me manquait cruellement. Et dire qu'il s'était foutu de moi. J'aurais dû le haïr pour cela, mais je n'y arrivais pas. Je ne faisais que l'aimer, quelle conne j'étais. Jamais personne ne m'avait à ce point fait de mal, même après tout ce temps, et je m'étais juré qu'il serait le seul à avoir un tel pouvoir sur ma personne. En attendant, je guérissais en ligne, en me plongeant dans mes jeux, et en fumant et en picolant à m'en décoller la cervelle. J'allais pas être fraîche pour le lendemain moi, mais tant pis. Pour un vendredi, je pourrais tenir et pioncer le samedi toute la journée.

J'entendis Valentin prendre la parole et je ne pus m'empêcher de lui faire une réflexion un peu blessante, un peu chiante. J'aimais le casser, et il ne se privait pas pour faire de même, mais qui aime bien châtie bien non ? Je devais réellement l'adorer !

    - Une femme dans ton pieux ? Non mais tu rêves là, t'es trop casse burne pour qu'une donzelle reste avec toi après une partie de baise ! D'ailleurs j'attends toujours ma part !


Il put entendre un léger rire sortir de ma gorge par la suite, preuve de ma plaisanterie. Déjà sa présence avait de l'effet sur moi. Bon je devais quand même faire gaffe parce que dans mon état, je pouvais très bien me jeter sur lui sans m'en rendre compte. Shootée et bourrée, c'était pas compliqué d'écarter les cuisses. Oui c'est cru, mais c'est la vérité, demandez à n'importe quelle nana. Je perdis mon sourire rapidement en l'entendant par la suite et je poussais un léger soupire avant de se rouler en boule, me collant un petit peu plus à lui. Mon coeur s'était serré avec une rare violence. Je devais lui dire, mais pas maintenant. Il serait capable de réellement me gifler en me gueulant dessus que j'étais qu'une idiote, que je devais tourner la page et que je lui faisais pitié. Je me contentais juste de l'excuse que je lui vomissais à chaque fois, comme une rengaine. S'en était presque ridicule à force.

    - C'est juste mon stream qui s'est pas bien passé, j'ai tout perdu.


Alors que j'avais fais deux victoires et que je m'étais amusée comme une folle. Mais je préférais mentir plutôt que de tout lui raconter. Avant même d'attendre sa réponse, presque en même temps que j'avais donné la mienne, je me levai lentement. Je fis attention à ne pas tomber, tremblante comme j'étais. Mon corps était encore en sueur à cause de ma fièvre et ce que j'avais ingéré n'arrangeait rien. J'étais tellement faible. J'en avais la gorge nouée mais je ne voulais pas lui en parler et je voulais encore moins pleurer. Je fermais mes yeux. Putain mes lentilles, j'avais encore oublié de les retirer et elles me piquaient. Je pris appuie sur la table de chevet d'une main, l'autre allant essuyer rageusement ma joue dégouttante d'une larme. Je ne lui fis pas face. Il fallait que je me reprenne d'abord. Ensuite je pourrais le regarder. Juste quelques secondes...





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Mar 7 Jan - 9:27
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LUXANA ∇ « Une femme dans ton pieux ? Non mais tu rêves là, t'es trop casse burne pour qu'une donzelle reste avec toi après une partie de baise ! D'ailleurs j'attends toujours ma part ! »

Une remarque que j'attendais à vrai dire, s'il était vrai que nous nous entendions très bien, trop bien même, elle et moi ce n'est pas pour autant qu'on se faisait des fleurs. Si elle ne me taillait pas, c'est moi qui m'en occupait. C'était une de nos habitudes, une partie de notre relation qui apportait un peu de piment et d'amusement à une simple relation professeur/élève ou copain/copine. Bien quand classe je gardais cette manie à la redescendre en tant qu'une simple étudiante de ma classe, elle n'en reste pas moi une gamine précieuse à qui je me suis attaché. Comme quoi, tout arrive. Pendant qu'elle lâcha un léger rire, signe de plaisanterie, un rictus naquit à mes lèvres. Sa part ? C'est vrai. Combien de fois pouvait-elle me le demander, même pour plaisanter. Parfois je pouvais être celui qui réclamait, mais jamais sérieusement. Pourtant la blonde est loin d'être peu attirante, au contraire même. Elle a tout pour elle. Même si elle se montre un peu trop vulgaire.

VALENTIN ∇ « Pour ta gouverne, sache qu'une heure plus tôt c'était le cas et devine quoi ? Ce n'est pas la première fois qu'elle venait ! »

Ce qui était vrai. Cho venait très régulièrement. D'ailleurs, je pense que Lux' serait surprise si elle apprenait notre relation, car la tête rouge est très loin d'être mon genre de femme, mon idéal féminin, c'est même tout le contraire je dirais. M'enfin, trêve de bavardage, la blonde se rapprocha un peu plus et nos dos étaient un peu plus collés. Je pu remarquer un soupire suite à ma question, mais je n'intervenu pas pour autant. Comme je l'ai dis, c'était à elle de parler et pas à moi de la forcer. Pourtant j'aurais aimé qu'elle me fasse plus confiance et s'ouvre un peu plus à moi pour une fois, sauf qu'elle se contenta de me ressortir une excuse qu'elle répétait en boucle et que je ne croyais plus avec le temps. « C'est juste mon stream qui s'est pas bien passé, j'ai tout perdu. » Soit. En tout cas, maintenant, cette excuse m'était claire. En traduction ; je veux pas en parler. Donc, nous n'en parlerons pas.

Je n'eu pas le temps de lui répondre que la demoiselle se relevait. De toute manière, je n'allais rien dire, à défaut de rabaisser les autres sans arrêt ou de gueuler pour rien, je n'étais pas un grand bavard, du moins pas tout le temps. Si elle ne s'était pas levée, je n'aurais rien fait, je serais resté coller à elle et nous aurions fini la nuit comme ça, comme à chaque fois. Ce fut à mon tour de me relever, passant mon bras sur son épaule et venant à son oreille, je viens prendre la parole.

VALENTIN ∇ « Pour ce qui est de ta part, nous verrons cela lorsque tu seras plus en forme. À mon avis, dans cet état, tu ne serais pas très performante. »

Elle était brûlante, signe de sa fièvre et elle tremblait comme si elle était glacée. Il était rare que je la vois dans cet état, d'ailleurs si l'infirmier ne m'avait pas tenu au courant pour ses crises, je n'aurais peut-être jamais été au courant, à moins qu'elle m'en parle un jour ou que je la retrouve de moi-même dans cet état. Je ne m'éternisa pas trop. Positionné ainsi contre son dos et finit par sortir de son lit. Une femme shootée peut-être capable de tout et surtout de vous sauter dessus si l'envie l'en prend. Connaissant la demoiselle, c'était fort probable en ce qui la concerne.
Alors, je partis dans la salle de bain, choppant un verre posé sur mon bureau au passage, pour venir le remplir d'eau fraîche que j'avais laisser couler un moment. Il fallait qu'elle s'hydrate. C'est une base. Une fois le verre rempli à trois quart, je revins vers elle, je remarqua le peu de gouttes d'eau sur son visage, mais je ne la questionna pas pour autant et je mis le verre à ses lèvres en lui disant de boire. Ne serait qu'un peu. Lorsque le verre fut à moitié vidé, je le posa sur la table de chevet placé à côté de mon lit et parti entre-ouvrir ma fenêtre avant de m'asseoir sur la chaise de mon bureau.

VALENTIN ∇ « Dis-moi Luxana, que penses-tu de l'inceste ? »

Coude posé sur le bureau, menton au creux de ma main et regard vers la fenêtre, je pensais presque à voix haute. Disons que cette question me brûlait les lèvres depuis un bout de temps déjà. Son avis était important et si je n'étais pas décidé à lui en parler maintenant, je pouvais toujours poser une ou deux questions comme ça, pour avoir un aperçu de sa réaction. Bien que le moment n'était peut-être pas le bon.
Mon regard se détournât de la vue du ciel pour venir regarder l'étudiante, faiblement éclairé par les rayons de la lune. Attendant qu'elle daigne, elle aussi, me regarder en face au lieu de me fuir comme elle le faisait.
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Dim 19 Jan - 22:55
Re: Winter is coming [Valentin V. Vassily]
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Je ne savais jamais si j'allais ressortir de la chambre de Valentin frustrée, énervée ou apaisée. C'était étrange, c'était même trop bizarre, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'aller le voir. Tout simplement parce que Valentin, mon p'tit Val', c'était le seul qui pouvait réellement me comprendre... Je ne voulais que personne d'autre ne soit au courant de ce qui avait fait de moi une personne irritable et asociale. Je voulais que lui me console, même si c'était pas son rôle. Pendant des mois, avant de perdre espoir et de m'y faire, j'avais même espéré qu'il soit celui qui allait définitivement me guérir. Mais même pas un coup au pieu. Je le détestais et en même temps je l'adorais pour ça. Il voulait pas que mon cul, c'était déjà ça. Je ne lui avais jamais dis mais il lui ressemblait beaucoup. Beaucoup trop pour mon bien, mais j'avais tellement la trouille d'être seule que je me raccrochée à lui comme une moule à son rocher.

Lui...

Je bus le verre que mon ami me tendait pour ne pas m'attirer ses foudres. Et puis je devais bien avouer que cela faisait du bien. Je l'écoutais, je le regardais du coin de l'oeil sans oser le faire clairement, pour ne pas qu'il ne me gronde. Comme une enfant. J'avais peur qu'il ne me délaisse lui aussi, lassé de mes crises, de mes malheurs, de me trouver en miette, comme une pauvre loque, dès que quelque chose m'arrivait. Parce que je ne passais pas mon temps à penser à mon ancien compagnon. Cependant, la moindre petite contrariété pouvait me faire chuter car, dès que j'étais mal, je me réfugiais dans le passé. J'espérais y trouver un peu de réconfort mais c'était aussi mort et sombre qu'un cimetière. Enfin c'était mon avis, mais vous savez moi dans les moments de déprime je suis du genre "personne ne m'aime, je suis très très malheureuse, j'ai jamais eu d'amis" alors que c'est parfaitement faux.

Alors qu'il s'asseyait, il me posa une question à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Mais alors pas DU TOUT et surtout venant de se Joseph couches-toi-là (ouais, c'est ma version masculine). Val' était plutôt du genre à aller draguer sans se préoccuper de ce genre de question. Bon je ne dirais pas qu'il baiserait sa soeur si elle avait un cul à faire bander le pape (charmant n'est-ce pas ?) mais bon il était pas moine et tout le monde le savait ! Je pris le temps de réfléchir, et pour cela il me fallait de la stabilité, du moins physiquement. Je m'assis sur son lit et je regardai le bureau quelques secondes alors que dans ma tête et malgré la fièvre et tout le tralala, ça carburait et pas qu'à l'eau bouillie. Je passai mes mains sur mes bras. Cela m'arracha une légère grimace, je n'y étais pas allée de main-morte avec mes ongles. De longues traînées rouges barrées ma peau brûlante à cause de la fièvre. Pourquoi j'avais bus et fumai alors qu'il me posait une colle pareille sérieux ? Enfin, s'il me demandait un truc comme ça, c'était qu'il savait bien que j'avais l'esprit très ouvert, voire même un peu trop sur certains sujets mais bon, c'est pas la question... Je pris la parole en le regardant. Mes yeux le percèrent, lui signifiant que bourrée ou non, droguée ou non, je faisais quand même un minimum attention à ce qu'il me racontait.

    - Je pense que les gens trouvent ça dégueu, mais bon tu me connais, pour ce que je m'occupe de l'avis de la populasse... Je pense... euh... je pense qu'à partir du moment où tu sais ce que tu fais, enfin où les deux personnes savent ce qu'elles font, il y a pas de soucis. Du moins c'est mon avis. Enfin faut faire gaffe, les enfants consanguins sont un peu teubés il parait mais bon la connerie on la soigne tous les jours hein !


Je lui souris légèrement. J'allais pas changer de si tôt hein, fallait qu'il me supporte encore un peu, moi et ma bêtise ! Je me relevai pour prendre de nouveau le verre et le vider d'une traite avant de me tourner vers lui. La main tenant le récipient le montra du doigt alors que mon front se plissait légèrement sous une fausse colère.

    - Tu me trompes avec ta cousine, j'en suis certaine ! Je vais me mettre à pleurer Valy chéri.. Tu sais que je suis sensible depuis le début de ma grossesse !


Petite référence complètement stupide à une comédie romantique que nous avions vu tous les deux et qui avait pour but de le détendre un peu. La tête me tournant, mes fesses retrouvèrent le confort du lit bien rapidement après cette petite mise en scène. Détendue, je lui souris légèrement. Je posai le verre sur la table de nuit avant de fixer de nouveau. Il était bien loin désormais, les soucis de Val' valaient de l'or lorsqu'il se permettait de me les confier ! Encore faudrait-il qu'il accepte, vu que moi je n'avais pas joué le jeu... Et qu'en plus que j'étais volontairement blessée les bras... J'étais pas au bout de mes peines moi !

    - Sans rire Val', pourquoi tu me demandes un truc pareil ? Une étudiante qui t'a confié qu'elle baisait avec son frère ou une connerie du genre ?
demandai-je en haussant un peu les sourcils, nullement offusquée à cette pensée.

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