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Jeu 12 Sep - 18:21
Moriko Saito
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Moriko Saito
Si j'étais Paul ou Leon, ou même un porte savon
PRENOM & NOM ♦ Moriko Saito.
SURNOM(S) ♦ Saito-san, Moriko-chan, Mori-chan, momo-chan.
ÂGE ♦ 23 ans, 12 Septembre.
GENRE ♦ Femme.
ORIGINE ♦ Japonaise.
A SAVOIR ♦ Moriko grince des dents quand elle se sent stressée.
GROUPE DÉSIRÉ ? ♦ Surveillante.
Moi, en mieux
Mental ♦
Moriko était dépassée par les évènements. La situation filait entre ses doigts en même temps qu’on la tournait en bourrique, et elle observait, exaspérée, dépitée, jetant ses regards de gauche à droite, la bouche grande ouverte. Et aucun son ne sortait pourtant, une plainte peut-être. Des mots tout mignons à peine susurrés, le doigt timidement levé. Jamais elle ne s'était véritablement imposée. Alors elle en avait les larmes aux yeux, Moriko, quand on ne l’écoutait pas. L’autorité, elle en avait seulement rêvé. Des élèves qui marchaient au pas, ce devait être trop demandé. Elle punissait à peine, bien sûr, et elle ne comprenait pas pourquoi on rigolait au moindre haussement de la voix. C’était qu’elle avait l’air d’une enfant, les joues rouges, les lèvres tremblantes. En vérité la seule sanction qu'elle était encore en force d'appliquer restait une vilaine pincette sur les visages des moins sages, et qui consistait bien à tirer leurs joues d'un air boudeur. On ne la prenait jamais au sérieux, Moriko. Elle faisait tâche dans son rôle de surveillante. On était familier avec elle. Moriko-chan. Mori-san. Momo-chan. On se permettait des choses qu’on n’oserait certainement pas faire avec d’autres. Sûrement qu’elle inspirait confiance. En fait, Moriko était d’une banalité affligeante. Peut-être même qu’il y avait chez elle un petit côté négligé, un tantinet familier aux adolescents. En quelque sorte elle inspirait un sentiment de sécurité tant elle paraissait inoffensive, presque transparente. A son plus grand damne bien sûr.

Elle était trop gentille Moriko, trop bonne trop conne. Elle s’insurgeait pourtant parfois. Elle parlait comme une grande, d’une fausse éloquence. On savait qu’elle était souvent de mauvaise humeur, elle râlait sans qu’on fasse vraiment attention à elle. Elle menaçait de coups de règles, pointer les portes du doigt. Mais non. Toute tentative se soldait inévitablement par un échec. Que voulez-vous ? Il y avait des gens qui étaient naturellement doués pour la sévérité. Moriko n’était munie ni de sévérité ni de charme, et moins encore de charisme. Alors elle baissait les bras, un peu lâche, trouillarde même, finissait inlassablement dans un coin de la salle, bouchant ses oreilles pour ignorer le bruit, effrayée par ses propres réactions. Un vague sentiment d’avoir manqué, raté quelque chose. Pitoyable petite surveillante.

Mais elle était indécise Moriko, plate et sans intérêt. Elle se demandait toujours quelle était la meilleure façon de réagir. Puis elle voulait tout et rien à la fois. Sûrement qu’elle se laissait porter, vivant au jour le jour, sans projets, sans réelles passions, sans trop d’idées. Et elle déambulait ici ou là, se demandant encore ce qu’il restait à faire. Moriko était dépendante. Moriko ne savait pas se débrouiller toute seule. Il fallait toujours qu’on l’oriente d’une certaine manière. En un sens, elle était aussi inutile qu’une plante verte.

i'm listening to you, don't worry.
Histoire ♦
Je me dis parfois que j’aurai pu faire autre chose de ma vie.
Je ne saurai dire exactement quoi, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il devait bien y avoir une autre possibilité. Ce n’est pas que j’ai des regrets. Juste, quand je me lève le matin et que je vois ma pauvre allure d’adolescente dégingandée, qui bientôt ira traîner sa carcasse dans des couloirs et des étages sans fins, dans le seul but de se faire humilier par une bande de gamins malpropres, je me dis, je me dis que, je suis passée à côté de ma vie. Voilà. Ce n’est pas mon corps, ce ne sont pas mes choix qui m’ont conduit à ce que je suis. Quelqu’un l’a fait avant moi, et pour une obscure raison on m’a largué le tout avec comme unique consigne une tape amicale dans le dos et un « démerde-toi maintenant ». J’ai vingt-trois ans, je n’ai pas de petit copain et je suis encore vierge. Et par-dessus tout, je suis pionne. Autrement dit je suis plus communément ce qu’on appelle une cause perdue. Inutile de se chercher des excuses, ce n’est pas que je suis exigeante, ou que je n’ai pas trouvé l’homme de ma vie. C’est juste que mon prince charmant est arrivé avec quatre ans de retard, qu’il a vu ce que j’étais devenue, autrement dit rien, et qu’il a pris ses jambes à son cou. Mais je me console, je me dis que ça aurait très bien pu être pire. Par exemple, j’aurai pu suivre les conseils de maman, j’aurai pu accepter le job du mec de la station service du quartier. J’aurai épousé le patron et j’aurai senti l’essence pour le restant de mes jours.

On ne m’avait pas prévenu que la vie, une fois atteint la majorité, devenait si compliquée. Ce n’est pas que c’est de la merde, mais si j’avais su, j’aurai travaillé un peu plus. Par exemple je n’aurai pas redoublé deux fois, et je serai restée plus longtemps à la bibliothèque plutôt que de passer ma pauvre adolescence plongée dans des goukons à la recherche de l’âme sœur. Mes parents n’avaient pas assuré sur ce point-là. Mais forcément maman faisait des ménages et papa avait un job ingrat dans une entreprise. Forcément ils n’imaginaient pas qu’on puisse faire pire. Même je crois qu’après l’échec flagrant de mon frère aîné, le chouchou, ils ont simplement renoncé à nourrir leur cadette avec de trop hautes ambitions. En un sens ils avaient eu raison. Personne n’était réellement surpris que je ne fasse rien de ma vie. Enfin, là, je suis pionne, donc ce n’est pas si mal. Mais passer un moment je ne faisais rien. Si. Je me laissais dépérir, me bourrais le crâne de mangas et autres shojos à la con. Ma vie se résumait à une pièce, ma chambre. J’étais fainéante, je l’avais toujours été, ça avait simplement empiré avec l’âge. J’avais coupé les ponts avec mes amis, parce que vraiment, je n’étais pas fière de ce que je faisais. Mais en quelque sorte j’étais bien. Enroulée sous une couverture, à bouquiner. Je pensais rester dans le cocon familial tous les jours, jusqu’à la toute fin, maman m’apportant mes repas dans la chambre, trois fois par jour. Je pouvais vivre heureuse comme ça. Mon père en avait décidé autrement. Il avait imposé une taxe sur ma chambre. Pour aider le ménage, disait-il. Evidemment, une fois toutes mes économies passées, et étant dans l’incapacité à payer l’impôt du traître, on me mit à la porte.

Précisément, on ne m'avait jamais habitué à quoique ce soit. Maman était une mère poule qui refusait que ses enfants soient obligés de mettre la main à la pâte. On nous avait tout offert, à mon frère et à moi, sur un plateau. Ne restait plus qu'à tendre la main et à se servir. Je ne me suis jamais intéressée à quoique ce soit, je n'ai pas découvert grand chose de la vie, je me suis laissée bercer par des valeurs sûres, des choses que je connaissais déjà. On ne m'a trouvé aucun talent. On ne m'a pas expliqué la valeur des choses, l'importance d'un bon travail. Ca pouvait paraître évident pour n'importe qui, pourtant moi je ne l'avais pas vu venir. J'étais une bonne à rien qui se retrouvait à la rue. Et d'un coup, j'ai eu le temps de me poser toutes les questions existentielles que je n'avais jamais abordé pendant mon adolescence, et je me le suis dit, mais ma vieille, qu'as-tu donc fait de ta vie ces dernières années ? Et j'avais beau cherché, je ne voyais pas. Je n'avais rien fait d'intéressant, je n'avais pas d'images qui me venaient en tête. C'était le vide dans ma tête. J'étais une fille plate, sans moyens de conversations, j'avais gâcher toutes mes chances de réussir. J'avais réussi à gâcher ma vie à vingt-trois ans. Même mes parents n'avaient plus besoin de moi. J'étais un parasite. Une moins que rien.

Je me suis demandée ce que je pouvais faire. Je n'avais aucune qualification après tout. Alors j'ai voulu retourner à l'école. Je me suis vite rendue compte que ça ne mènerait à rien, comment combler autant de lacunes ? Alors j'ai demandé si on n'avait pas besoin d'une surveillante, j'ai supplié même, je crois. On a accepté ma candidature sûrement parce que j'étais une ancienne élève. Puis. Garder des gosses, c'était bien à la portée du premier venu. Mon cul tiens.

but who are you behind the mirror ?
PRENOM ET/OU PSEUDONYME(S) ♦ SA.RAH.
ÂGE ♦ 20 ans ♥
TU FAIS DU RPG DEPUIS LONGTEMPS ? ♦ Un petit paquet d'années, je suis une vieille dans la matière '_'.
TU NOUS AS TROUVES COMMENT ? ♦ Un top site. Mais j'avoue, c'est un coup de pot, vous étiez pas très bien classé ^^'.
UNE SUGGESTION ? ♦ //
ET LE CODE ALORS ? Code validé par Iro /o
TU REVIENS QUAND ? ♦ Pour le moment les week end. Mais je compte bien récupérer internet en semaine, et au pire j'irai squatter les ordinateurs de la fac o/
T'AIMES LE CHOCOLAT ? ♦ Moi oui, mes fesses un peu moins.
UN DERNIER TRUC A DIRE ? ♦ Je te fais un câlin <3



Dernière édition par Moriko Saito le Jeu 12 Sep - 20:13, édité 5 fois
Jeu 12 Sep - 18:22
Re: Moriko Saito
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006600


Jeu 12 Sep - 18:42
Re: Moriko Saito
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Bienvenuuuue parmi-nous ma grande ! :3
Bon courage pour l'histoire.
Jeu 12 Sep - 19:08
Re: Moriko Saito
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Hellow ~
Jeu 12 Sep - 19:24
Re: Moriko Saito
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Bienvenuuuue \o




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Jeu 12 Sep - 20:14
Re: Moriko Saito
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    Merci à vous pour vos messages de bienvenu <3  c'est gentil.
    Et je vous signale au passage que ma fiche est terminée ~ c'était du rapide.
Jeu 12 Sep - 20:40
Re: Moriko Saito
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J'aime beaucoup ta façon d'écrire, c'est reposant je trouve. On se laisse facilement entrainé. Tout est bon, je valide. Je te laisse aller recenser ton avatar, faire une demande de chambre et de rpg. Ton rang et ta couleur te seront attribuer plus tard, là je peux pas vraiment xD bon rp, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à contacter le staff /o




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